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Vielle-Saint-Girons

La commune de Vielle-Saint-Girons résulte de la réunion des trois anciennes paroisses de Vielle, Saint-Girons de Lest et Saint-Girons du Camp. Situées au bord l’océan, elles n’ont qu’une agriculture limitée, et vivent essentiellement de sylviculture. Elles ne parviennent à freiner la progression des dunes qu’au XIXe siècle, et bénéficient dès lors généreusement de l’essor du tourisme balnéaire.

Le site de Vielle-Saint-Girons est probablement occupé dès l’Antiquité ou peut-être la Préhistoire. Des amas de coquillages qui se trouvent actuellement près de la route des lacs prouvent que très tôt des hommes viennent en cet endroit pour pêcher. Puis une voie romaine reliant Bordeaux à Saint-Julien-en-Born passe par ce site.

L’unité du village n’est que très récente. Aux XIe et XIIe siècle, il existe en fait trois paroisses : celle de Vielle, dédiée à Saint-Vincent, celle de Saint-Girons de Lest et celle Saint-Girons du Camp. Ce n’est qu’en 1825 que la commune est créée.

Depuis longtemps, la présence d’une forêt permet l’exploitation de résine et de goudron. Cette activité vient compenser la faiblesse des activités agricoles sur cette terre sablonneuse.

Les dunes menacent d’ensevelir les paroisses de Vielle et de Saint-Girons. En 1634, l’église de Vielle est détruite puis reconstruite quatre kilomètres plus à l’est. Cette progression mène à la disparition complète du village de Saint-Girons de Lest, enfoui sous le sable dans le courant du XVIIIe siècle.

Le XIXe siècle apporte de nouvelles solutions pour lutter contre la progression des sables. Une dune littorale est implantée et stabilisée par une double palissade, invention de l’ingénieur Goury.

L’exploitation des pins se modernise également, et la commune se spécialise dans la production d’essence de térébenthine. De manière plus anecdotique, on raconte qu’un marché aux fusils clandestin se tient dans la commune durant tout le siècle, une nuit par an.

Le tourisme se développe de manière fulgurante au XXe siècle, mais le village compte déjà deux hôtels en 1893. Des maisons de villégiature construites près du littoral datent même de la fin du XIXe siècle, soit bien avant la démocratisation des loisirs balnéaires et l’arrivée des congés payés.

La commune, dont l’activité économique repose aujourd’hui essentiellement sur le tourisme, conserve toujours une entreprise de production de térébenthine et de résines fines.


Commune

  • Nom des habitants : Viellois et Saint-Gironnais, Vielloises et Saint-Gironnaises
  • Superficie : 7203 hectares
  • Population : 1026 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de Vielle-Saint Girons est composé de deux substantifs : Vielle , issu du latin villa qui désigne aussi bien un domaine, une maison ou un village et Saint-Girons , qui aurait connu le martyr à Hagetmau au Ve siècle.


Informations pratiques

Mairie de Vielle-Saint-Girons : 05.58.47.90.23

http://www.vielle.saint.girons.free.fr

Office de Tourisme : 05.58.47.94.94

http://www.viellestgirons.com

Communauté de communes

http://www.cc-landesnature.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Bénédicte Boyrié-Fénié (1995). Carte archéologique de la Gaule : Les Landes, RIS, BibTeX.

Bénédicte Boyrié-Fénié (2005). Dictionnaire toponymique des communes, RIS, BibTeX.

Serge Pacaud (2004). Patrimoine landais : Villages et Visages des Landes au début du XXè siècle, RIS, BibTeX.

David Chabas (1972). Villes et villages des Landes, RIS, BibTeX.


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