Accueil > Pyrénées-Atlantiques > Pays Basque > Urt

Urt

La situation géographique privilégiée sur l’Adour et à l’embouchure de la Joyeuse offre à Urt des débouchés de choix sur l’océan et l’arrière-pays. Le trafic fluvial et la pêche s’y développent très tôt.

Les terres d’Urt situées dans le Labourd ont été foulées dès le Paléolithique. Des vestiges d’une forge romaine attestent d’un peuplement précoce. L’existence d’un port est d’ailleurs mentionnée dès 1137. À partir de 1040, une confrérie de pêcheurs s’y installe.

En 1193, le lieu-dit Aurt est habité par plusieurs familles ; de nouvelles terres sont défrichées. Fondé par le vicomte du Labourd qui relève du duché d’Aquitaine transmis par alliance aux Anglais, le village se place curieusement sous la protection du roi de Navarre en 1243. Dès le XIVe siècle, la paroisse d’Urt est rattachée à la seigneurie de Guiche. À la fin de la guerre de Cent Ans, le château de Guiche est repris par les Français.

À partir du XVe siècle, la baronnie d’Urt est donnée ou vendue aux Gramont qui en gardent la propriété jusqu’à la Révolution. Les Urtois restent cependant très attachés à leur appartenance au Labourd, régi par le droit coutumier et rétif au pouvoir de la noblesse. Au XVIIIe siècle, des conflits opposent la population aux Gramont qui taxent l’usage des bois et forêts. Le port d’Urt subit également la proximité de Bayonne qui contrôle la navigation sur l’Adour et impose des droits prohibitifs. De nombreux incidents avec les Bayonnais surviennent.

Dès le XVIe siècle, les riches barthes sont transformées en pâturage. Jusqu’au XVIIIe siècle, le village dispose d’importantes ressources en poisson qui font sa richesse, notamment en saumon. Urt reste un important village de pêcheurs au début du XIXe siècle. Aujourd’hui, il reste peu de pêcheurs professionnels. La pollution et les barrages ont épuisé les cours d’eau si généreux autrefois.

Sur le port se développe une activité de chantiers navals spécialisés dans la réparation des galupes et autres embarcations fluviales. Urt est alors réputé par le savoir-faire de ses calfats, charpentiers de marine spécialisés dans le calfatage des coques. Depuis 1920, avec le développement des transports par route et voie ferrée, le trafic fluvial a cessé, les métiers liés à la batellerie ont disparu. En 1986, la grande marée a mis à jour les vestiges du port du Vern (dit le Chantier), ancien haut lieu de construction navale.

Urt est actuellement un village principalement agricole qui développe le tourisme favorisé par sa situation sur les bords de l’Adour dans le Pays Basque.

Galerie photo

Urt (64) Mairie d'Urt Urt (64) Urt (64), vue sur l'Adour Pont d'Urt (64) Pont d'Urt (64)

Commune

  • Nom des habitants : urtois, urtoises
  • Superficie : 1899 hectares
  • Population : 2053 habitants (2007)
  • Origine du nom et description du blason :

    La ville d’Urt a pour toponymes Aurt (1193), Hurt ou Hurti (1243) ou encore Aourt (XIIIe siècle). Plusieurs explications sont retenues quant aux origines de son nom. Il proviendrait du basque Ahurti ou Aurthi (qui a rapport à l’eau) ou encore d’ ahur (paume de la main, poignée) et aur , aurki (avant, devant), qui signifierait « position avant vers le cours de l’Adour ». Dans les deux cas, Urt doit son nom à la présence sur ses terres de deux fleuves majeurs, l’Adour et la Joyeuse.

    Son blason se compose d’un fond bleu évoquant ses fleuves, un pont à trois arches représentant le pont Eiffel, et deux saumons rappelant ses fructueuses pêches d’antan. L’ensemble est surmonté d’une étoile d’argent. Ces armes ont été adoptées en 1984.


Informations pratiques

Mairie d’Urt

Avenue des Pyrénées

05.59.56.20.33

Syndicat d’initiative d’Urt : 05.59.56.24.65

http://www.urt.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Hubert Lamant-Duhart (1997). Armorial du Pays basque, RIS, BibTeX.
Georges Fabre (1994). Carte archéologique de la Gaule, Pyrénées-Atlantiques, RIS, BibTeX.
, RIS, BibTeX.


À découvrir dans ce lieu


Partager cette visite