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Tonneins

Tonneins est située sur un promontoire dominant la rive gauche de la Garonne et le cours du fleuve. Elle bénéficie ainsi d’une position stratégique probablement exploitée dès l’Antiquité, d’autant plus que la rivière décrit à cet endroit une courbe.

La première occupation du site de Tonneins remonte au néolithique. Le village est peut-être un poste de surveillance sur la route de l’étain. Vers le IIIe siècle avant Jésus-Christ, il est déplacé quelques centaines de mètres plus loin, en retrait de la Garonne.

Durant l’Antiquité, le site de Tonneins est caractérisé, d’après les découvertes archéologiques, par un habitat dispersé. Ce n’est véritablement qu’au XIIe siècle qu’il se développe, après une période marquée par les invasions barbares.

Au milieu du XIIIe siècle, la seigneurie de Tonneins s’étend sur cinq paroisses, Notre-Dame-de-Mercadil, Saint-Pierre-de-Brenens, Saint-Blaise-du-Breuil, Saint-Étienne-de-Gajoufet et Saint-Germain-de-Rivière. Il existe deux bourgs distincts. D’une part, Tonneins-Dessous, ville fortifiée autour de son église, son marché et son château, qui est attaché à un péage sur le fleuve, vers l’aval. D’autre part, Tonneins-Dessus ou bourg Saint-Pierre, ville sans fortification en amont. La seigneurie appartient à plusieurs co-seigneurs.

La seigneurie de Tonneins n’échappe pas aux différents conflits qui secouent l’Agenais au Moyen Âge. Elle passe successivement aux mains des Anglais et des Français durant la guerre de Cent Ans. Lors des guerres de Religion, elle est détenue par le marquis de La Force et devient un puissant foyer de protestantisme.

Cette position vaut aux deux villes de Tonneins d’être rasées sur ordre du roi en 1622. Les deux villes sont reconstruites au cours du XVIIe siècle et les églises sont relevées afin de ramener la foi catholique dans le pays. La seigneurie de Tonneins est érigée au XVIIIe siècle, avec celle de Calonges, en duché-pairie en faveur du comte de La Vauguyon.

En 1790, les deux villes de Tonneins-Dessous et Tonneins-Dessus sont réunies en une seule ville, sous le nom de Tonneins. La commune a continué à se développer au XIXe siècle grâce à la présence de la manufacture de tabacs et à l’arrivée du chemin de fer.

Malgré la fermeture du site de la manufacture en 2000, Tonneins a su diversifier son économie. Aujourd’hui, celle-ci est tournée vers l’agriculture et les activités industrielles, artisanales et commerciales, situées en périphérie.


Commune

  • Nom des habitants : Tonneinquais, Tonneinquaises
  • Superficie : 3478 hectares
  • Population : 9141 habitants (2006)
  • Cours d'eau :

    la Garonne

  • Origine du nom et description du blason :

    Trois versions différentes existent quant à l’origine du nom de Tonneins. Pour les uns, la ville aurait une origine wisigothique : son nom serait formé du suffixe germanique ingos signifiant « chez les gens de ... » et du nom d’homme « Tunno ». Pour d’autres, elle aurait été le chef-lieu d’un Pagus Dunensis , terme qui par durcissement de la langue serait devenu Tunensis , tun signifiant « ville, cité ». La troisième version rattache son nom à un terme celte signifiant « Vallée du Germain ».

    Tonneins possède depuis le début du XVIIe siècle un blason : « d’azur à deux tours crénelées et ajourées surmontées d’une fleur de lys » pour Tonneins-Dessous, « vert au croissant d’argent surmonté de trois étoiles » pour Tonneins-Dessus. Les deux blasons ont été réunis en un seul.


Informations pratiques

Mairie de Tonneins : 05.53.79.83.00

Office de tourisme de Tonneins : 05.53.79.22.79


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Site de la commune de Tonneins, RIS, BibTeX.

Site de la Communauté de communes du Val de Garonne, RIS, BibTeX.

(2006). Mémoires d’hier et d’aujourd’hui en pays Val de Garonne – Gascogne, RIS, BibTeX.

Chanoine Durengues, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise. Aquitaine : Opus 38, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). “Le Lot-et-Garonne”, in Académie des Inscriptions et Belles-Lettres Ministère de la Culture, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, CNRS, diff. Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris (édité par), Carte archéologique de la Gaule, RIS, BibTeX.

Lucien Massip (1926-1927). “Toponymie agenaise. Essai sur l’origine et la signification des noms de lieu de l’Agenais”, in Revue de l’Agenais. Bulletin de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts d’Agen, RIS, BibTeX.

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Françoise et Serge Fleury (dir.) (1975). Tourisme en Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

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