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Tocane-Saint-Apre

La commune de Tocane-Saint-Apre est située dans le canton de Montagrier, sur le versant sud de la vallée de la Dronne. Elle se trouve de manière privilégiée à mi-chemin entre Périgueux et Ribérac.

Sur le territoire de la commune sont retrouvés, lors de divers travaux, les restes d’une nécropole mérovingienne. Les découvertes archéologiques, notamment celle d’une grande villa entre l’ancienne gare et l’église actuelle de Tocane-Saint-Apre, montrent que ce territoire est fortement peuplé dès l’époque romaine.

Au XIIIe siècle, Tocane, siège d’un archiprêtré de l’ancien diocèse de Périgueux, est constitué de deux paroisses dépendant du comte de Périgord : Sainte-Marie de Perdus et Saint-Apre de Perdus. Le nom de Tocane n’apparaît qu’en 1345, après l’absorption de l’ancienne paroisse de Sainte-Marie mentionnée dès le XIIe siècle.

Au XIVe siècle, entre les deux bourgs de Sainte-Marie et de Saint-Apre, est fondée une bastide comtale empruntant un nom d’origine italienne « Tocane ». Cette bastide est fondée à cet endroit à cause de l’existence d’un marché à proximité, mais elle ne s’est que peu développée. Sa caractéristique est d’être d’origine comtale, sa création s’inscrivant dans une politique de fondation de bastides des comtes de Périgord de la fin du XIIIe siècle.

Si l’existence de cette bastide ne dure que peu de temps, le nom est conservé et vient supplanter celui de Sainte-Marie dès le XVe siècle.

Il existe des lacunes importantes dans l’histoire de ces villages, notamment sur les grandes périodes de guerres, lacunes dues à la dispersion ou à la destruction d’archives.

En 1792 se pose le problème des routes trop encombrées. En effet, le territoire de la commune est traversé par un axe très emprunté.

Les deux villages ont une physionomie différente : en 1809, Tocane compte un millier d’habitants dispersés dans une soixantaine de villages et hameaux, tandis qu’à la même époque, 700 habitants sont regroupés dans le bourg artisanal de Saint-Apre, ainsi que dans une quinzaine de villages et hameaux. Les deux bourgs fusionnent officiellement en 1852.

Si des travaux d’aménagement du bourg sont commencés dès 1836 avec la création de la rue principale, la fusion des deux bourgs intensifie le processus et l’on reconstruit une église commune à partir de 1856.

Ces aménagements sont à l’origine de la physionomie actuelle du village. Entre 1879 et 1881, la ligne de chemin de fer passe au nord de la commune. Le bourg se développe ensuite dans les années 1930 avec l’axe routier Périgueux-Ribérac qui garantit encore de nos jours à la commune un certain dynamisme. Si l’on distingue encore l’ancienne organisation bipolaire, il ne reste cependant aucun vestige de l’ancienne bastide.


Commune

  • Nom des habitants : Tocanais, Tocanaises
  • Superficie : 3235 hectares
  • Population : 1583 habitants (2009)
  • Cours d'eau :

    la Dronne

  • Origine du nom et description du blason :

    Les débats demeurent ouverts pour déterminer l’origine du nom de Tocane. L’hypothèse la plus répandue veut que Tocane signifie « habitant de la Toscane », devenu nom de personne gallo-romain. Des Toscans se seraient donc installés sur ce territoire. Le nom de Saint-Apre, quant à lui, est un nom lié à Saint-Pardoux au XIVe siècle, puisqu’on trouve le village en 1310, désigné sous la forme de « Sanctus Asprus de Perducio ». Apre fut évêque de Toul au Ve siècle.


Informations pratiques

Mairie de Tocane-Saint-Apre : 05.53.90.70.29. Ouverture : du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h30 à 16h30.

http://www.tocane-saint-apre.com/

Office de tourisme de Périgueux : 05.53.53.10.63

http://www.tourisme-perigueux.fr/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Guy Penaud (1996). Dictionnaire des châteaux du Périgord, RIS, BibTeX.

Hervé Gaillard (1997). Carte archéologique de la Gaule, la Dordogne, RIS, BibTeX.

Pierre Pommarède Tocane et Saint-Apre oubliés, RIS, BibTeX.

Serge Avrilleau (1996). Cluzeaux et souterrains du Périgord, RIS, BibTeX.


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