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Tartas

Surplombant la Midouze, la commune de Tartas se trouve à la jonction entre les Landes et la Chalosse. Cette position privilégiée lui vaut de susciter très tôt les convoitises, et de connaître différents occupants et seigneurs tout au long de son histoire.

Tartas est occupée très tôt par les Tarbelliens ou les Tarusates, selon les sources. Dominant la Midouze, elle constitue un oppidum , lieu de refuge public propre à la civilisation celtique.

Toutefois, ses occupants sont battus et repoussés par les Romains, qui s’y installent à leur tour. La découverte d’un sarcophage, d’ossements humains, de céramiques et de divers objets atteste l’occupation gallo-romaine durable du site.

Dès le Xe siècle, Tartas se constitue en vicomté. Ses seigneurs font montre d’une fidélité sans faille envers les Anglais, ce qui leur vaut en l’an 1200 d’obtenir le titre double de vicomtes de Tartas et de Dax. Cependant, au XIVe siècle, un mariage fait passer la vicomté du côté des seigneurs d’Albret.

Durant la guerre de Cent Ans, Tartas est assiégée deux années durant par le sénéchal de Guyenne. Elle est finalement sauvée in extremis par l’arrivée de Charles VII et de ses quelque vingt mille hommes, qui délivrent la ville le 24 juin 1442. Cette date est désormais célébrée et appelée la « journée de Tartas ».

En 1549, la baronnie d’Albret est érigée en duché-prairie, Tartas devenant ainsi le chef-lieu de la Sénéchaussée d’Albret. Mais, au siècle suivant, pendant la Fronde, le colonel Balthazar et ses troupes font de Tartas leur camp de retranchement. Louis XIV punit la ville d’avoir abrité ces rebelles, en donnant l’ordre de raser ses remparts.

Tout au long de son histoire, Tartas tire profit de sa position stratégique dans une vallée étroite au bord de la Midouze, entre Landes et Chalosse. Son économie repose en effet sur le trafic fluvial, et ce, depuis l’époque féodale jusqu’au XIXe siècle et le développement des voies ferrées.

Après le reboisement des Landes par enrésinement durant le XIXe siècle, la ville se tourne vers l’exploitation forestière et le traitement du bois. La fabrique de pâte à papier Tartas S.A. représente encore aujourd’hui une grande partie de l’activité économique tarusate.

La commune de Tartas est divisée en deux : d’une part, la ville haute, qui s’étend sur la rive gauche, et, d’autre part, la ville basse, située sur la rive droite. Ces deux parties forment les cantons de Tartas est et Tartas ouest, dont Tartas constitue le chef-lieu.


Commune

  • Nom des habitants : Tarusates
  • Superficie : 3037 hectares
  • Population : 2844 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Midouze

  • Origine du nom et description du blason :

    Malgré de nombreuses hypothèses, les origines toponymiques de Tartas, probablement aquitaniques, demeurent inconnues.


Informations pratiques

Office de tourisme de Tartas : 05.58.73.39.98

Mairie de Tartas : 05.58.73.41.06


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Bénédicte Boyrie-Fénié (1995). Carte archéologique de la Gaule, Landes, RIS, BibTeX.

Bénédicte Boyrie-Fénié (2005). Dictionnaire toponymique des communes, Landes et bas-Adour, RIS, BibTeX.

Raoul Deloffre, Jean Bonnefous (2000). Églises, châteaux et fortifications des Landes méridionales du Moyen Âge à la Renaissance, RIS, BibTeX.

David Chabas (1970). Villes et villages des Landes, RIS, BibTeX.

Serge Pacaud (2004). Patrimoine landais : Villages et Visages des Landes au début du XXe siècle, RIS, BibTeX.

Communauté de communes du Pays tarusate, RIS, BibTeX.


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