Accueil > Landes > Landes océanes > Tarnos

Tarnos

Tarnos, commune du littoral landais, est située au bord du département des Pyrénées-Atlantiques. Elle est caractérisée par une géographie atypique, de coteaux et d’étangs. Autrefois modeste bourg, son histoire est profondément bouleversée par les Forges de l’Adour, ouvertes en 1881.

La commune est mentionnée pour la première fois au XIIIe siècle, dans le livre d’or de la cathédrale de Bayonne. Elle est implantée dans un décor géographique original pour les Landes. Nous sommes en effet en présence de paysages de coteaux et d’étangs. Dès le Moyen Âge, cette spécificité conduit Tarnos à organiser son économie autour des ruisseaux qui la traversent, avec des activités de pêche, la construction de plusieurs moulins, et un développement activités agricoles (cultures maraichères) et d’élevage.

Culturellement, Tarnos se trouve sur la "voie littorale" qui relie Soulac à Bayonne, l’un des chemins menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins profitant de l’hospitalité tarnosienne sont de plus en plus nombreux entre le XIIIe siècle et le XIXe siècle.

Dès la fin du Moyen Âge, trois évènements majeurs marquent profondément l’histoire de la paroisse. De 1575 à 1578, tout d’abord, l’architecte français Louis de Foix, au service du Roi de France, travaille au déplacement de l’embouchure de l’Adour, qui se situe alors à Tarnos. Il en résulte un profond renouvellement de ses activités.

Près de trois siècles plus tard, le chemin de fer arrive dans la commune, avec la construction, entre 1852 et 1855, de la ligne ferroviaire Bordeaux - Bayonne et la création d’une gare dans le quartier du Boucau. Ce nouveau dynamisme permet à Tarnos, qui fait partie jusque-là du canton de Saint-Esprit, administré par le comte de Lalande, de prendre son indépendance communale. Dans le même temps, elle se sépare du quartier du Boucau qui s’érige également en commune.

Le développement ferroviaire propulse la commune dans l’ère industrielle, avec la création des Forges de l’Adour en 1881, sur la zone ouest de Tarnos. La commune devient alors une ville ouvrière. Dès l’Après-guerre, elle est gérée administrativement par le Parti Communiste, qui lutte pour améliorer les conditions de travail des ouvriers des Forges.

Aujourd’hui quatrième ville des Landes, Tarnos doit son développement à sa situation géographique privilégiée, limitrophe de Bayonne ainsi qu’à son potentiel industriel. La commune, qui depuis une vingtaine d’années voit sa densité de population augmenter de près de 45 %, a su se doter de l’équipement éducatif nécessaire à son envergure.


Commune

  • Nom des habitants : Tarnosiens, Tarnosiennes
  • Superficie : 2626 hectares
  • Population : 11700 habitants (2006)
  • Cours d'eau :

    le ruisseau de la Palibe

  • Origine du nom et description du blason :

    L’origine du nom de la commune serait le nom d’un homme gaulois (Tarinus) associé au suffixe - os qui désigne un territoire, un domaine, une surface.


Informations pratiques

Mairie de Tarnos : 05 59 64 00 40

http://www.ville-tarnos.fr

Office de tourisme du Pays de Seignanx : 05 59 45 19 19


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

David Chabas (1970). Villes et villages des Landes, RIS, BibTeX.

Bénédicte Boyrie-Fénié (2005). Dictionnaire toponymique des communes, Landes et bas-Adour, RIS, BibTeX.

Jean-Pierre Cazaux, Bernard Dulucq (2001). Boucau et Tarnos, RIS, BibTeX.


À découvrir dans ce lieu


Partager cette visite