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Stèle aux fusillés de Dagnac

La stèle de Villac commémore un épisode tragique de la fin de la Seconde Guerre mondiale : une fusillade meurtrière qui a lieu à Dagnac. Elle est le seul témoin d’un village aujourd’hui disparu, mais dont le souvenir est ainsi commémoré.

Lors de l’occupation allemande, la France connait une répression terrible, notamment de la Résistance, par des Nazis, et ce, particulièrement à la fin de la guerre. Ainsi, quelques mois avant le débarquement allié en Normandie, le petit village de Dagnac subit une violente répression accompagnée d’exécutions sommaires.

Le 30 Mars 1944, pour avoir accepté tacitement l’existence d’un maquis, Dagnac fait l’objet d’une condamnation abusive. Les Allemands se rendent à Dagnac pour y juger quatre hommes soupçonnés de résister à l’ennemi. André Pommarel, Louis Delord, Pierre Vidalie et René Mazaudois, sont jugés coupables et sont condamnés à mort, tandis que Dagnac est pillé et incendié.Cet épisode rappelle tristement l’histoire d’Oradour-sur-Glane, village également martyre.

Il reste aujourd’hui de Dagnac et de son histoire cette stèle commémorative, érigée à Villac, mais aussi un livre. En effet, André Pommarel, un des quatre condamnés et fusillés, a survécu à sa blessure. René Delmas a recueilli son témoignage dans un livre émouvant : « J’ai été fusillé le 30 Mars 1944 ».


Patrimoine


Informations pratiques

Mairie : 05 53 51 51 94


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

André Pommarel, René Delmas (2007). J’ai été fusillé le 30 Mars 1944, RIS, BibTeX.


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