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Sérignac-Péboudou

Le village de Sérignac-Péboudou conserve d’importants vestiges archéologiques de l’époque gallo-romaine ainsi qu’un riche patrimoine architectural médiéval.

Plusieurs vestiges archéologiques présents sur le territoire de la commune témoignent de l’ancienneté de son occupation. Il existe notamment des traces d’habitat gallo-romain, probablement détruit lors des invasions wisigothiques.

À Gasque, sur la limite sud de la commune, des tombes gallo-romaines pouvant correspondre à un cimetière du haut Moyen Âge sont retrouvées. D’autre part, des souterrains-refuge creusés dans le tuf datent de l’époque des invasions barbares. Ils sont aujourd’hui situés sur des propriétés privées.

La paroisse de Sérignac-Péboudou dépend au XIVe siècle de l’archiprêtré de Montaut jusqu’à la Révolution Française. En 1790, la paroisse est rattachée au nouveau canton de Lauzun. Cela explique le nom de Sérignac-de-Lauzun qu’on lui donne souvent pour la différencier de Sérignac-sur-Garonne. La commune fusionne ensuite avec sa voisine Ségalas. Elle lui reste unie jusqu’en 1867, date de son indépendance. En février 1974, la commune de Sérignac demande, par délibération du Conseil, à ne plus faire partie du canton de Lauzun et obtient son rattachement au canton de Castillonnès.

Outre des vestiges archéologiques, le village de Sérignac-Péboudou conserve un riche patrimoine architectural. On peut ainsi admirer l’église Saint-Martin de Sérignac qui date du XIIe siècle et dont les extérieurs ont été restaurés en 2009.

Dans le village se trouvait autrefois une autre église, appelée "Capella Saint-Martini de Gardellas", citée dans une bulle de 1153 tout d’abord et ensuite comme "Villa Gardelle" au XIIIe siècle. Les parties en voûtes d’arête d’une maison située en ce lieu semblent très anciennes et semblent être les vestiges de cette église primitive. La tour est, elle, entièrement récente de même que la petite chapelle (propriété privée).

L’architecture civile se distingue par plusieurs châteaux : le château de Meynadier, datant du XVIIe siècle, et une imposante demeure du XIXe siècle au lieu-dit Mautors, château entièrement remanié vers 1970.

Il reste également d’importants vestiges d’un des deux moulins à vent se trouvant autrefois sur cette hauteur et mentionnés sur les cartes de Cassini au XVIIIe siècle. On ne peut les visiter car ce sont des propriétés privées.

Le Péboudou, colline de 189 mètres d’altitude, est le point le plus haut de la région d’où l’on aperçoit les Pyrénées quand le ciel est dégagé. D’autre part, le village vit de la production de céréales, de vignes, de vergers de pruniers et de cultures maraîchères.


Commune

  • Superficie : 1212 hectares
  • Population : 173 habitants (2008)
  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la commune vient du latin Serenius , nom d’homme. Le nom occitan est Serinhac-Pech Bodon. Pech signifie "hauteur" ou "colline" et Boudou , "le plus haut", "le plus beau", "le plus victorieux". C’est un exemple de doublet tautologique, fréquent dans les toponymes désignant les hauteurs. La commune est créée en 1867.


Informations pratiques

Mairie de Sérignac-Peboudou : 05.53.36.82.17 / Office de tourisme de Castillonnès : 05.53.36.87.44


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, OPUS 38, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Communes et lieux-dits du canton de Castillonnès, Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.


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