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Salignac-Eyvigues

La commune de Salignac-Eyvigues est située aux confins est de la Dordogne, le long des rives de la Borrèze. Depuis les terrasses du château de Salignac, on peut profiter du magnifique panorama sur la forêt du même nom. Occupé dès l’époque gallo-romaine, ce site a vu sa destinée évoluer au gré des grandes étapes de l’histoire du Périgord.

Dans les années 1880, puis en 1940, des fondations gallo-romaines et des sépultures anciennes sont mises à jour dans divers endroits de la commune : aux Martres, à 1 kilomètre au nord-ouest d’Eyvigues et à Toulgou, à 2 kilomètres au sud de Salignac. Ces découvertes prouvent une occupation ancienne et prolongée du site.

Au cours de la guerre de Cent Ans, le château de la Veyssière, situé au sud-est du bourg, est pris par les Anglais. Les Sarladais parviennent à récupérer la demeure contre rançon et la font alors « descouvrir et mettre hors de deffense ».

À l’issue de la guerre, lorsque le Périgord rejoint la Couronne de France en 1393, les seigneurs de Salignac occupent des charges importantes au gouvernement, à la cour, dans les ambassades et les armées. Ainsi, l’une des figures célèbres du Sarladais est François de Salignac de la Mothe de Fénelon, archevêque de Cambrai et précepteur du petit-fils de Louis XIV.

La seigneurie de Salignac, faite baronnie en 1460, est transférée à la famille de Gontaud au XVIe siècle, à l’issue du mariage de Jeanne de Salignac, dernière descendante directe de la dynastie des Salignac, et d’Armand de Gontaud. À cette époque, le territoire de Salignac est relativement épargné par les guerres de Religion.

Cependant la grande peste de 1631 ravage la région et tue près d’un demi-millier de personnes. L’une des victimes est Marguerite Hurault de l’Hôpital, petite-fille du chancelier Michel de l’Hôpital et veuve de Jean de Gontaud-Biron, baron de Salignac et ambassadeur de France à Constantinople, auprès du Grand Turc.

En août 1793, durant la Révolution française et comme souvent alors en France, les archives et documents conservés dans le château de Salignac sont brûlés par les révolutionnaires. Ces derniers accusent le châtelain de leur avoir caché la loi ordonnant la destruction des titres féodaux. Le curé et le notaire sont également mis à mort à cette occasion.

La commune de Salignac développe aujourd’hui les activités du tourisme. Le riche patrimoine, la présence de nombreux chemins de randonnée en forêt et les produits de la gastronomie locale font l’attrait de cette commune.


Commune

  • Nom des habitants : Salignacois, Salignacoises
  • Superficie : 4478 hectares
  • Population : 1143 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    On note le nom de Salignac dès 1115 sous la forme Salenac , puis Salaihnach en 1122. Ce n’est qu’au XVe siècle, vers 1450, que la forme « Salignhac » apparaît. Elle a pour origine le nom gallo-romain de Salanus suivi de - acum , et influencé par Sallinius . Le nom d’Eyvignes, maintenant écrit très souvent Eyvigues, apparaît au XIe siècle dans Parochia d’Ayguigas . Suivent de nombreuses formes contradictoires telles que « Eyvignas » ou « Acvigas » en 1323, « Ivignas » en 1326, et enfin « Evignas ». Le nom a vraisemblablement une origine occitane signifiant as (a las) vignas qui signifie « aux vignes ». Il est également possible que le mot aiga (eau) ait influencé l’orthographe de ce nom. En 1322 on trouve également l’expression Vicus de Haebene (village d’Eybènes) puis Eybena , trois ans plus tard. Ce nom pourrait descendre d’un nom de personne d’origine germanique, non déterminé, suivi du suffixe - ing(os) .


Informations pratiques

Mairie de Salignac-Eyvigues : 05.53.28.81.48

http://www.salignac-eyvigues.fr

Office de tourisme du canton de Salignac, "Les portes du Périgord noir" : 05.53.28.81.93

http://www.ot-salignac.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Direction régionale des affaires culturelles d’Aquitaine, Service Régional d’Archéologie (1996). Bilan scientifique 1995, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.

Chantal Tanet et Tristan Hordé (2000). Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, RIS, BibTeX.

Guy Penaud (1996). Dictionnaire des châteaux du Périgord, RIS, BibTeX.

Hervé Gaillard (1997). Carte archéologique de la Gaule, La Dordogne 24, RIS, BibTeX.

Le Guide vert (2007). Périgord, Quercy, Dordogne, Lot, RIS, BibTeX.


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