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Saint-Priest-les-Fougères

À quelques encablures de la Dordogne et de la Haute-Vienne, du Périgord et du Limousin, Saint-Priest-les-Fougères présente une géographie singulière, assez caractéristique du nord-est du département. En effet, le relief est fait de collines et de nombreux ruisseaux qui en cloisonnent le paysage. Le bourg s’élève à 351 mètres d’altitude et domine les environs d’où la vue et les vents.

Cet ancien pays de forges est probablement occupé dès l’époque préhistorique. Un groupe de tumuli, comme celui du Tour-Bel-Air, du premier âge est fouillé à la fin du XIXe siècle. On y découvre notamment des poteries, une incinération et une sépulture collective. Cette dernière contient alors des objets divers dont des couteaux de fer.

Il semble également que la voie Périgueux-Limoges y passe à l’époque romaine.

D’autre part, la population est répartie en habitat dispersé de « villages » et lieux-dits. Elle de la forêt, de l’élevage est des cultures céréalières.

Quant à l’église, qui forme une croix latine, elle date du XIIe siècle. Refaite au XVIIe siècle, on lui ajoute un clocher octogonal de type limousin.

Saint-Priest-les-Fougères conserve aujourd’hui trois châteaux. Celui d’Oche est longtemps utilisé comme centre de vacances. Il appartient, en 1665, à la famille de Béron qui figure dans le catalogue des gentilshommes de la sénéchaussée du Périgord.

Pour ce qui concerne, le château de Ribeyreix à tour crénelée, il appartient à la famille du même nom au XVIIe siècle. Enfin, le manoir de la Bastide est qualifié de château dans un acte de 1607.

À la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, le docteur Léon Syreijol, le maire de la commune, fait une brillante carrière politique et laisse une empreinte durable dans l’histoire politique du lieu.


Commune

  • Superficie : 2086 hectares
  • Population : 412 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Valouse

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la commune est lié à son église (Notre-Dame-de-l’Assomption) qui appartient à l’abbaye de Charroux au XIIe siècle. Il est tout d’abord latinisé en Sanctus Prieth, on connaît la forme Sanctus Projectus au XIIIe siècle et Saint-Projet en 1708. Praejectus , nom d’un évêque d’Avignon au VIIe siècle, aboutit normalement à Priest. Fougères est attesté en 1471 par le nom d’une église dans Sanctus Petrus de Fougerac. Il s’agit d’une francisation de l’occitan falguièra , dérivé de falgar . Les fougères poussent abondamment dans la région, d’où ce nom.


Informations pratiques

Mairie de Saint-Priest-les-Fougères : 05.53.52.81.81

Office de tourisme de Jumilhac-le-Grand : 05.53.52.55.43

http://www.pays-jumilhac.fr/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre-Henri Ribault de Laugardière (1992). “Monographie des villes et des cantons de Lanouaille et Jumilhac-Le-Grand”, RIS, BibTeX.

Pierre Ortega (2001). Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXVIII, RIS, BibTeX.

Hervé Gaillard (1997). Carte archéologique de la Gaule, la Dordogne, RIS, BibTeX.


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