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Saint-Pastour

Saint-Pastour s’étend tout en longueur, sur la rive droite du Lot. Le village est construit sur un terrain particulièrement argileux et calcaire, au relief chaotique. À Francoulon, la découverte de puits contenant des ossements et divers objets témoigne d’une occupation antique du site. Il s’agirait de puits funéraires, peut-être liés à l’habitat retrouvé non loin de là. À Aiguevives, des plaques de mortier de tuileau seraient les vestiges d’une habitation antique.

Une charte de coutumes, octroyant les corvées ainsi que les privilèges des habitants, est établie en 1289 par le sénéchal d’Agenais, Jean de Grailly.

En 1412, l’Angleterre, en opposition avec la France depuis plusieurs décennies, s’approprie Saint-Pastour. L’Agenais se trouve en effet dans une position stratégique. Placé à la frontière du Périgord, il est notamment l’objet de convoitise entre les Anglais et les Français lors de la guerre de Cent Ans.

Les nombreux conflits qui menacent le pays aux XIVe et XVe siècles incitent la bastide à se protéger par la construction de remparts et d’édifices fortifiés. Au XVIe siècle, de nouveaux troubles sont occasionnés par les guerres de Religion et, en 1580, la ville est attaquée par les troupes catholiques de Armand de Gontaud-Biron.

Les enceintes protectrices sont conservées jusqu’au XIXe siècle, ce qui freine l’ouverture de la ville sur l’extérieur. En 1923, le réseau de communication est amélioré par la construction d’une gare. Cette construction marque le raccordement de Saint-Pastour au reste de la région du Lot.

Cependant, la construction d’un nouveau quartier autour de celle-ci reste un simple projet, une réalisation qui aurait pu ralentir la baisse du taux démographique. L’exploitation ferroviaire est finalement stoppée en 1940.

La ville présente, aujourd’hui encore, les traces des remparts et de plusieurs bâtiments défensifs, comme les restes d’un château ou d’une ancienne porte de ville. Les nombreux vestiges de ce passé prestigieux ont permis à cette petite ville d’être inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1980.


Commune

  • Superficie : 1452 hectares
  • Population : 361 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    le Lot

  • Origine du nom et description du blason :

    Le toponyme de Saint-Pastour vient du mot latin Pastor , il serait une dédicace à un berger, martyr espagnol du IVe siècle. Cette dénomination mettrait en avant l’une des principales ressources du village : l’élevage de moutons.


Informations pratiques

Mairie de Saint-Pastour : 05.53.01.60.64

Office intercommunal de tourisme Lot et Tolzac : 05.53.41.87.44

Site Internet de l’office intercommunal Lot et Tolzac : http://www.clesdutourisme.com/clients/021otl/stpastour.php

Email : info@ot-lot-tolzac.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Jack Castets (2000). Le Lot-et-Garonne en zig et en zag, RIS, BibTeX.

Chanoine Durengues Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Jules Andrieu (1893). Histoire de l’Agenais, T. 1 et 2, RIS, BibTeX.

Albert Dauzat, Charles Rostaing (1978). Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, RIS, BibTeX.


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