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Saint-Loubès

Longée au nord par la Dordogne, Saint-Loubès se situe en bordure de l’aire urbaine de Bordeaux, ce qui implique un intense développement. Son histoire riche et très ancienne - les ossements du plus vieux Girondin connu y sont trouvés - lui vaut un patrimoine très varié et intéressant.

Un fragment d’ossements du plus vieux Girondin connu, âgé d’environ 500 000 ans, est en effet trouvé sur le territoire communal, au lieu-dit La Rafette. La découverte, depuis le XIXe siècle, de nombreux vestiges archéologiques datant de l’époque gallo-romaine dans le voisinage de la voie reliant Bordeaux à Périgueux, entre le hameau du Bayle et le lieu-dit Le Truch ainsi qu’à Saint-Luc, permet d’envisager l’existence d’une agglomération secondaire antique. Une statue de Cautopatès, personnage associé au culte oriental de Mithra, témoigne de la diffusion de cette religion jusque dans la partie la plus occidentale de l’Empire romain.

La création de la paroisse, probablement durant le haut Moyen Âge d’après les dédicaces de la paroisse à saint Loup et de l’église à saint Pierre, puis la fondation d’un prieuré dépendant de l’abbaye de La Sauve-Majeure vers la fin du XIe siècle, participent à la mise en valeur de la presqu’île de l’Entre-deux-Mers au Moyen Âge.

Saint-Loubès, détenu par plusieurs co-seigneurs au XIIIe siècle, est à la tête d’un bailliage au début du XIVe siècle. De nombreuses maisons nobles, pour certaines d’origine médiévale, sont construites ou remaniées à l’époque moderne : château de Reignac au Truch, maison noble de Labatut dite château de Terrefort, Rafette, Chevillette, Lamothe, Malleret ou Toignan.

Ces châteaux deviennent, pour la plupart, des demeures d’agrément à la tête de domaines viticoles. Le surplus des productions de l’économie locale est écoulé au port fluvial de Cavernes sur la Dordogne.

Durant le dernier quart du XVIIIe siècle, la physionomie du village est modifiée par la mise en œuvre d’un projet urbain articulé sur la place de la halle. Saint-Loubès, à la tête d’un canton durant la Révolution, est rattaché à celui de Bassens-Carbon-Blanc vers 1807.

Aujourd’hui, un tiers de la surface de la commune est consacré à l’agriculture et à la viticulture, mais l’industrie occupe une place importante dans l’économie locale : agroalimentaire, pharmacie, électronique... La ville de Saint-Loubès connait un fort accroissement démographique.


Commune

  • Code postal : 33433
  • Nom des habitants : Loubésiens, Loubésiennes
  • Superficie : 2507 hectares
  • Population : 7090 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    du nom déformé de saint Loup, évêque de Troyes en 426 et défenseur de la ville contre Atilla, mort en 478.


Informations pratiques

Mairie de Saint-Loubès : 05.57.97.16.16

http://www.saint-loubes.fr

Office de tourisme de l’Entre-deux-Mers : 05.56.61.82.73

http://tourisme.entredeuxmers.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Yves Castex et Anne-Marie Trémolet (1999). Histoire de Carbon-Blanc, RIS, BibTeX.

Actes du 4e colloque tenu à Saint-Loubès, Lormont et Saint-Louis-de-Montferrand, octobre 1993 (1994). L’Entre-Deux-Mers à la recherche de son identité, RIS, BibTeX.

Marie-Hélène Maffre Inventaire du canton de Carbon-Blanc, RIS, BibTeX.

Pierre Bardou (1975). Saint-Loubès en Entre-Deux-Mers, éléments de son histoire des origines à 1914, RIS, BibTeX.


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