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Saint-Ciers-sur-Gironde

Saint-Ciers-sur-Gironde, au passé très ancien et prestigieux, est établie au carrefour entre les Charentes, la vallée de la Dordogne et l’estuaire de la Gironde. A la fois, ville de marais et ville portuaire, Saint-Ciers-sur-Gironde est dynamique et détient un riche patrimoine de toutes époques.

Le territoire est très ancien. Il est en effet habité depuis les temps préhistoriques. Par ailleurs, une voie romaine venant de Burdigala (Bordeaux), se divise à Saint-Ciers-sur-Gironde. Elle part d’un côté vers Santanum (Saintes) et de l’autre vers Tamnun (Talmont). Cela explique la présence de deux bornes milliaires aux environs et de plusieurs sites romains.

En 1331, le village est mentionné sous le nom de Sanctus Ciricus de la Landa de Vitrazès. Le terme de "landa", d’origine gauloise, désigne-t-il sans doute d’anciennes landes recouvrant autrefois la région. Le village dépend à cette époque de la seigneurie de Vitrezay. Dérivé de Vitrac, le nom de cette dernière est une formation saintongeaise à partir d’un nom de lieu, la terminaison en ac signalant un domaine gallo-romain. Alors que la villa romaine a disparu, un hameau conserve le nom de Vitrezay, désignant également la région.

Saint-Ciers-Lalande-en-Vitrezay est la juridiction de la sénéchaussée de Guyenne, dont Bertrand des Aubineaux est juge. Propriété de la maison d’Albret jusqu’au XVe siècle, la seigneurie revient à la famille d’Angoulême. Les terres entrent d’ailleurs dans le domaine royal lors de l’accession au trône de François d’Angoulême, qui règne sous le nom de François Ier, de 1515 à 1547.

Au fil des siècles, Saint-Ciers-Lalande-en-Vitrezay se voit doter de divers seigneurs successifs. En 1526, il s’agit de François Ier. Celui-ci est à l’origine des foires et des marchés. La seigneurie est ensuite offerte par Henri IV à Jean d’Esparbès de Lussan pour services rendus. En 1647, elle est acquise par Claude de Rouvroy, premier duc de Saint-Simon, gouverneur de Blaye de 1630 à 1693.

Ce dernier fait assécher les marais en bordure de Gironde en creusant des canaux, afin de les transformer en terres labourables et en pâturages.

À la même époque, vers 1650, ce même Claude de Rouvroy fait construire la maison noble de la Cassine au cœur de la commune. À sa mort, son fils Louis de Saint-Simon (1675-1755), le célèbre mémorialiste, hérite et obtient la survivance du duché-pairie.

Le 13 mars 1764, la seigneurie revient à son héritière, la comtesse de Valentinois, qui la vend à Catherine Madeleine de Yort de Fribois, veuve de Nicolas Barryer, garde des sceaux sous le règne de Louis XV. La dame du Vitrezay séjourne souvent dans sa demeure de Saint-Ciers-Lalande-en-Vitrezay afin de surveiller ses terres. Elle tente l’expérience d’ensemencer cinq-cents journaux en glands et châtaigniers, mais en 1774, quatre-cent-trente brûlent. Le projet, fortement compromis, est abandonné. Ce sinistre est confirmé par la découverte de bois calcinés dans le sol des marais. Le blason actuel de la commune est celui de cette dame de Vitrezay, veuve Barryer.

C’est ensuite René Chrétien de Lamoignon (1765-1845), revenu en France après la chute de Napoléon Ier, qui hérite des biens et de la fortune de sa grand-mère. Il appartient par sa naissance à l’illustre famille originaire du Nivernais. Lamoignon se fixe dans le bourg, où il est maire de 1815 jusqu’à sa mort. Il devient pair de France et membre du Conseil général, de 1816 à 1829 et de 1831 à 1839. Comme à peu près toute la bourgeoisie du pays, il assiste à la messe, le dimanche, sur un banc spécial, près de la chapelle de la Vierge. Après sa mort, veuf et sans postérité, ses biens sont légués par testament à son beau-frère, dont les héritiers successifs finissent par vendre l’ensemble des propriétés.

Par ailleurs, la commune connait un important développement sous les mandats successifs du docteur Bernard Alexis Cyr Froin, maire pendant près de 40 ans, jusqu’en 1890. La plupart des infrastructures municipales, comme la mairie, le presbytère, mais aussi routes et chemins sont construites ou restaurées durant ce laps de temps. C’est sous son mandat également que sont construites la ligne ferroviaire ainsi que la gare.

L’activité économique de la ville est terriblement ralentie durant une grande partie du XXe siècle, mais connait un net regain à partir de 1976 avec l’implantation de la centrale nucléaire du Blayais.

Chef-lieu de canton, composé de onze communes, sur la rive droite de l’estuaire de la Gironde, en face du Médoc, la ville est principalement vouée aux cultures céréalières, viticoles et maraîchères. En outre, elle dispose de deux musées à vocation cantonale, l’un consacré à l’archéologie, l’autre aux vieux métiers et à l’histoire locale. La commune est également dotée d’un port de pêche et de plaisance, Les Callonges.


Commune

  • Code postal : 33389
  • Nom des habitants : les Saint-Cyriens, Saint-Cyriennes
  • Superficie : 3846 hectares
  • Population : 3096 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    du saint éponyme et du fleuve traversant le territoire ; adopté le 3 novembre 1902, le nouveau nom a remplacé celui de Saint-Ciers-Lalande-en-Vitrezay.

    il reprend les armoiries de Mme Berryer, dame du Vitrezay, composées de bleu au chevron d’or, accompagné de 3 coquilles d’argent.


Informations pratiques

Mairie de Saint-Ciers-sur-Gironde : 05.57.32.60.45

Office de tourisme cantonal de Saint-Ciers-sur-Gironde : 05.57.32.88.88


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Claudine Bastisse (1991). Un trésor carliste en Vitrezay, RIS, BibTeX.

Claudine Bastisse et André d’Havé (1980). Inventaire des cloches du canton, RIS, BibTeX.

Claudine Bastisse et Eric Novak (1998). Le Gabaye, RIS, BibTeX.


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