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Saint-Avit-Sénieur

L’histoire de la commune de Saint-Avit-Sénieur est en grande partie animée par celle de son abbaye. Le territoire, situé sur un cap orienté vers le sud, est habité depuis les temps préhistoriques, et une villa gallo-romaine a sans doute existé au mont d’Auriac. Mais c’est avec l’arrivée d’Avitus que naît et se développe la future paroisse à laquelle il a donné son nom.

Dans le haut Moyen Âge, il aurait existé deux châteaux dont on croyait reconnaître, avant la Grande Guerre, de vagues vestiges ruinés. Du plus ancien des deux, Gourgoussou, construit peut-être au VIIe siècle ou au VIIIe siècle, et qui aurait été détruit par les Arabes, rien ne subsiste, sinon quelque souterrain ou cluzeau difficilement accessible et le nom d’un lieu-dit.

Cent ans après l’hypothétique incursion arabe, on construit au sud-ouest du bourg un nouveau château, à Papiol ou Paupiol, sur les à-pics rocheux qui dominent la vallée et Notre-Dame del Val. La position et la proximité du bourg lui confèrent une situation stratégique plus favorable que celle de Gourgoussou.

Les historiens ont identifié sept incursions normandes dans le Périgord entre 840 et 1018. L’une d’elles a peut-être provoqué la destruction de Notre-Dame et de Paupiol.

La charte des coutumes, accordée le 26 juin 1267 à La Linde par le roi Henri III d’Angleterre, précise que le castrum de Saint-Avit et ses appartenances sont du ressort de cette bastide.

Durant la guerre de Cent Ans, le territoire change souvent de mains et les destructions sont si catastrophiques qu’à la fin des hostilités, la région est quasiment désertée. C’est certainement pendant cette période que l’abbaye est endommagée.

Deux siècles plus tard, en janvier 1578, c’est au tour des huguenots, conduits par le sieur de Pechgaudou, de mettre à sac Saint-Avit et de traiter sans pitié ses habitants. D’après le chanoine Tarde, tous les chanoines sont tués ou faits prisonniers, l’église est abattue, le clocher mis à terre, on emporte les cloches et les archives sont brûlées.

A la Révolution, pendant laquelle on ne déplore aucune exaction, la commune de Saint-Avit prend le nom de Mont-Dauriac et est incluse dans le canton de Beaumont, auquel elle appartient toujours.


Commune

  • Nom des habitants : Saint-Avitois, Saint-Avitoises
  • Superficie : 2340 hectares
  • Population : 403 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Couze

  • Origine du nom et description du blason :

    L’origine du nom de la commune vient d’un personnage nommé Avitus. Le récit de sa vie, mélange de réalité et de légende, se trouve chez les Bollandistes, société savante composée de Jésuites. C’est un guerrier du Ve siècle, d’origine noble, qui, à la suite d’une vision, se rend dans le Périgord, multipliant les miracles et les actes de générosité. Il s’installe en ermite sur le territoire de Saint-Avit-Sénieur et fonde une chapelle. Le nom de la paroisse, Sanctus Avitus, est attesté dès 1096. Au début du XIIe siècle, on lui ajoute Senior, signifiant « plus vieux » (du latin senior , comparatif de senex ). Puis, au XVIe siècle, on francise ce nom sous la forme de Saint-Avit-le-Vieux, devenu plus tard Saint-Avit-Sénieur.


Informations pratiques

Mairie de Saint-Avit-Sénieur

Tél. 05 53 22 32 27 - Fax 05 53 22 04 13

E-mail : mairiesaintavitsenieur@wanadoo.fr

Horaires d’ouverture : lundi, mardi, jeudi et vendredi de 9h00 à 12h00.

Office de Tourisme de Beaumont-du-Périgord

Tél. : 05.53.22.39.12 / Fax : 05.53.22.05.35

E-mail : ot.beaumont@wanadoo.fr ou ot.beaumont@perigord.tm.fr

Site Internet : http://www.pays-beaumontois.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Serge Avrilleau (1996). Cluzeaux et souterrains du Périgord, RIS, BibTeX.

Hervé Gaillard (1997). Carte archéologique de la Gaule, la Dordogne, RIS, BibTeX.

Jean Secret (2002). Promenades en Périgord roman, RIS, BibTeX.

Pays beaumontois, À la découverte d’un patrimoine, pays des bastides et cités médiévales, RIS, BibTeX.


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