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Saint-Antoine-du-Queyret

L’histoire de la commune de Saint-Antoine-du-Queyret est intimement liée à celle du prieuré des antonins qui y résident du XIIe au XVIIIe siècle.

Tout comme à Massugas, à Cazaugitat ou à Landerrouat, l’homme préhistorique privilégie les points hauts du territoire. Une croupe ou un éperon, un poste d’observation et un atelier de taille sont ici orientés sur les versants de la Dordogne.

Au nord du bourg de Saint-Antoine-du-Queyret, dominant le vallon de l’Escouach et le ruisseau du Queyret, sur la colline de Pouillac, appelée Paulhac au XIIe siècle, s’est établi un site gallo-romain, mérovingien, puis roman, époque à l’origine de la paroisse de Saint-Jean-de-Pouillac. Celle-ci abrite un autre site gallo-romain au lieu-dit Le Pin. Cette paroisse, ainsi que celle de Bouffiagues, autrefois indépendantes, sont plus tard annexées à Saint-Antoine-du-Queyret.

Les frères antonins installent un hôpital-hospice à la croisée de deux grands chemins, dont l’un est emprunté par les pèlerins. Aux XIIe et XIIIe siècles, les religieux s’occupent des secours, des soins, de l’entretien et de la réadaptation des malades, notamment de ceux atteints du feu Saint-Antoine, ou maladie de l’ergot du seigle. Une chapelle jouxte l’hôpital, sur l’emplacement duquel une route est aujourd’hui construite.

L’église Saint-Pierre-de-Pouillac, ancienne chapelle des antonins, et ses dépendances, appelées L’Enclos, reçoivent les pèlerins. Selon la coutume instituée, les habitants participent à cette générosité, fournissant surtout des porcs. Les frères antonins disposent des deux ruisseaux, du domaine de La Sauvegarde et de moulins.

En 1352, le prieur Guillaume de Lescurie garantit une pension annuelle de 30 livres bordelaises, somme considérable pour ce prieuré, et de deux florins d’or à l’abbaye mère, témoignant des dons reçus des pèlerins. Le prieuré est également imposée par l’archevêché. En 1529 et 1533, la paroisse et le prieuré doivent verser à François Ier respectivement 9 et 100 livres. À cette époque, la communauté est composée d’un prieur, d’un antonin et de 5 ou 6 oblats jeunes personnes n’ayant pas prononcé de vœux).

Après la guerre de Cent Ans, la communauté religieuse perd de son importance, de même que le pèlerinage à Compostelle. Les frères, qui dépendent d’Aubeterre sont alors rattachés au prieuré de Pondaurat. Le prieuré, l’église et l’hôpital sont probablement partiellement détruits pendant les guerres de Religion. Le 17 décembre 1776, l’ordre est dissout. Les biens de l’hôpital, le commandeur et ses aides sont transférés à l’ordre de Malte. Le commandeur Billon garde son titre et devient curé de la paroisse.

Aujourd’hui, la commune de Saint-Antoine-du-Queyret vit en partie de la viticulture, et compte plusieurs châteaux dont les origines remontent aux XVIIe et XVIIIe siècles.


Commune

  • Code postal : 33372
  • Nom des habitants : Saint-Antoinais, Saint-Antoinaises
  • Superficie : 685 hectares
  • Population : 94 habitants (2009)
  • Cours d'eau :

    le Queyret, l’Escouach

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la commune vient du saint éponyme et de l’occitan qayretara , ou carrera , « chemin de charrette », emprunté par les pèlerins. Le blason reprend les armoiries trouvées dans la maison dite « du prieur », ou « du commandeur » ; la croix maltée évoque l’ordre de Malte, protégeant autrefois le prieuré avec la commanderie de Pondaurat, et la fleur de lis, terminant le pied de la croix, fait référence à une dotation du roi-duc d’Aquitaine.


Informations pratiques

Mairie de Saint-Antoine-du-Queyret : 05.57.40.54.28

Office de tourisme de l’Entre-deux-Mers : 05.56.61.82.73

http://tourisme.entredeuxmers.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

MM. Fenet et fils (1888). Atlas du département de la Gironde, sur délibération du conseil général de Gironde du 23 août 1875, RIS, BibTeX.

F. Jouanat (1992). Département de la Gironde : Dictionnaire des communes et agriculture, RIS, BibTeX.


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