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Rimons

Située dans la région de l’Entre-deux-Mers, la commune de Rimons possède des terres fertiles qui ont contribué à son attractivité et au développement de la viticulture, dont elle tire actuellement une certaine réputation.

L’occupation du site de Rimons est relativement ancienne : elle remonte selon toute vraisemblance au haut Moyen Âge, même si la mention de la paroisse n’apparaît dans les textes d’archives qu’en 1369. Ils précisent que, à cette époque, la ville compte environ 1 500 habitants.

À cette période prospère succède bientôt des temps plus difficiles : les épidémies qui se propagent partout en Europe depuis le milieu du XIVe siècle déciment une grande partie de la population de Rimons au XVe et au début du XVIe siècle. Bon nombre de terres tombent alors en friches. Ainsi, pour repeupler la paroisse et remettre ces terres en culture, Henri d’Albret fait venir des « colons » de Saintonge et de Vendée. Ces nouveaux arrivants sont qualifiés de Gavaches , c’est-à-dire « étrangers », par les autochtones.

Aux maladies succèdent les guerres de Religion. C’est ainsi que, en 1580, le connétable de Montluc, en route pour attaquer la place forte protestante de Monségur, affronte les hommes du chevalier de Gachon sur le territoire de Rimons, au lieu-dit Trijet. L’insécurité incite les habitants à fortifier leur église, comme de nombreux autres monuments de la région, afin de pouvoir s’y réfugier lorsque le village est menacé.

Lorsque les guerres cessent enfin, les villageois doivent encore endurer l’autorité excessive exercée par les pouvoirs locaux. À plusieurs reprises à la fin du XVIIe et au XVIIIe siècle, des révoltes paysannes éclatent. Les Rimonais manifestent leur hostilité au sénéchal de Castelmoron d’Albret, dont ils dépendent. En 1672, lors de la procession de la Fête-Dieu, ils se rebellent après que le sénéchal a détruit des récoltes au cours d’une chasse. En 1775, une fronde éclate à nouveau lorsque le sénéchal décide de lever un nouvel impôt. Enfin, le 1er octobre, des paysans de Rimons se joignent à ceux des paroisses voisines pour marcher sur le chef-lieu de la sénéchaussée.

Les troubles successifs entravent l’essor démographique de la population, si bien que, à la veille de la Révolution, la paroisse ne compte que quelque 800 habitants. Ces derniers exercent les mêmes activités que plusieurs siècles auparavant, la polyculture et l’artisanat, notamment la tonnellerie et le tissage du chanvre. Le territoire possède trois moulins à eau et un moulin à vent.

Bien que la Révolution mette fin aux pesanteurs de la féodalité, Rimons connaît un nouveau déclin démographique au cours du XIXe et de la première moitié du XXe siècle. À partir des années 1970, l’essor de la viticulture tend à fixer les jeunes qui, après des études agricoles, reprennent les exploitations familiales.

Actuellement, la commune de Rimons entreprend de rénover son patrimoine et s’inscrit dans la politique départementale visant à développer le tourisme rural par notamment l’aménagement de gîtes.


Commune

  • Code postal : 33353
  • Nom des habitants : les Rimonais, Rimonaises
  • Superficie : 1400 hectares
  • Population : 190 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la commune vient de l’occitan riu , dérivé du latin rivus , « ruisseau », et du latin mons , « mont, colline ».


Informations pratiques

Mairie de Rimons : 05 56 71 52 96

Office de tourisme de l’Entre-deux-Mers :

4, rue Issartier, 33580 Monségur

05 56 61 82 73

http://tourisme.entredeuxmers.com/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Bruno Bizot (1992). Rimons, rapport de sauvetage urgent, RIS, BibTeX.

Jean-Bernard Marquette (1975-1979). Les Albret : les origines, les hommes et le patrimoine, le rôle politique, terres et hommes d’Albret, RIS, BibTeX.

Germain Garineau et Georges Lanoire (1952). Une antique sénéchaussée : Castelmoron-d’Albret, RIS, BibTeX.


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