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Puch d’Agenais

Le site de Puch-d’Agenais est occupé depuis l’Antiquité. Sa situation géographique et la proximité d’une voie antique reliant Bordeaux à Agen expliquent les raisons de cette occupation ancienne et du développement qui s’ensuit.

Des fouilles effectuées aux XIXe et XXe siècles ont en effet relevé la présence d’objets gallo-romains et mérovingiens, notamment sur les sites de Vignes et de Lompian, situés près du village. Une motte de terre (tumulus - la légende veut qu’un trésor a été enfoui dans une peau de boeuf) sur le site de Castelbiel indique la présence d’une motte médiévale à cet endroit.

La ville de Puch est citée pour la première fois dans un hommage de 1287, sous le nom de « Podium Gontaldi ». Il est fait mention d’une forteresse tenue par plusieurs coseigneurs : un quart appartient à Henri de Gontaud, un autre quart à Gaston de Gontaud. L’autre moitié revient à Jourdain de l’Isle.

Le village s’est sans doute développé au Moyen Âge autour de ce château. Il est enserré derrière des remparts au-devant desquels ont été creusés des fossés. Nous ne savons pas si la ville souffre de la guerre de Cent Ans, période durant laquelle Puch se trouve sous domination anglaise.

Les guerres de Religion ne l’ont en revanche pas épargnée, à cause notamment de son adhésion au protestantisme. Un temple est d’ailleurs reconstruit aux Vignes vers le début du XIXe siècle pour les protestants des villes de Damazan et de Puch.

Le château est démoli vers 1621 sur ordre du roi, au moment où la ville de Monheurt est détruite, sans doute en représailles contre la résistance protestante face à la monarchie catholique.

La commune a été une des premières communes rurales avec Sainte-Bazeille, à avoir l’éclairage public au gaz acétylène, fin du 19°,

début du 20° siècle.

Il reste aujourd’hui peu d’éléments de la ville médiévale car les fossés ont été bouchés dans les années 1960.


Commune

  • Nom des habitants : Puchois, Puchoises
  • Superficie : 2300 hectares
  • Population : 651 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    l’Ourbise, le canal latéral à la Garonne

  • Origine du nom et description du blason :

    Le mot « puch », proche des mots « pech », « pey », « puy », « peuch » ou « puech », provient du latin podium . Puch-d’Agenais, mentionné en 1287 sous le terme de « Podium Gontali », doit son nom à sa position en hauteur dominant la plaine au sud de la Garonne.


Informations pratiques

Mairie de Puch d’Agenais : 05.53.79.43.52

Email : mairie.puch@wanadoo.fr

Office de tourisme d’Aiguillon : 05.53.79.62.58

Email : ot.confluent@wanadoo.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Jean-François Samazeuilh (1881). Dictionnaire géographique, historique et archéologique de l’arrondissement de Nérac, RIS, BibTeX.

André Cherpillod (1986). Dictionnaire étymologique des noms géographiques, RIS, BibTeX.

Jean-Claude Rieudebat et Gérard-André Trémon (2007). Damazan et son canton, RIS, BibTeX.

Michel de la Torre (1990). Lot-et-Garonne : histoire, géographie, nature, arts, RIS, BibTeX.

Jacques Gardelles (1972). Les Châteaux du Moyen-Âge dans la France du Sud-Ouest : la Gascogne anglaise de 1216 à 1327, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.


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