Accueil > Landes > Adour Chalosse > Pouillon

Pouillon

Importante dès l’Antiquité, la commune de Pouillon connaît différentes occupations et dominations. Elle sait tirer profit de ses richesses naturelles et humaines, et ce, tout au long de son histoire.

La découverte de pierres taillées au Tuc de Bennarucq témoigne d’une présence humaine sur le site de Pouillon dès le Paléolithique.

La commune devient ensuite un vicus gallo-romain, c’est-à-dire une petite agglomération. Dressée en camp retranché, elle est stratégiquement construite de part et d’autre de la voie romaine reliant Bordeaux à Pampelune. Le site connaît cinq siècles d’occupation romaine.

Au Moyen Âge, trois familles de seigneurs se partagent le pouvoir à Pouillon : les Lacaze, les Lamothe et les Saint-Martin. À partir de 1154, la commune devient anglaise par le biais d’Aliénor d’Aquitaine.

Elle est finalement « libérée » en 1454 par le comte Gaston IV de Foix et ses troupes. Un siècle plus tard, la commune est de nouveau le théâtre de batailles. Les guerres de Religion y causent en effet d’importants dégâts. Un incendie détruit ainsi l’église paroissiale en 1569.

Pouillon est au Moyen Âge une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins peuvent s’y reposer dans un prieuré, situé dans le quartier d’Hourceigt, tout près d’une chapelle dédiée à saint Jacques.

À partir du XVIIe siècle, c’est aux vertus curatives de l’eau issue de sa source de Bidas que Pouillon doit sa renommée. Louis XIV lui-même en chante les louanges.

Avec près de quatre mille habitants, la commune est alors la plus importante paroisse du diocèse. Elle devient d’ailleurs par la suite chef-lieu de canton, malgré une retentissante polémique l’opposant en 1817 à Habas, qui revendique également ce titre.

Commune à vocation rurale, Pouillon axe son économie locale sur la polyculture.

Elle possède en outre l’un des deux seuls gisements français d’aragonite prismatique, l’autre appartenant à Bastennes, village landais du canton d’Amou.

Aujourd’hui arrêtée, l’exploitation des carrières permet à Pouillon d’entretenir durant le XXe siècle une activité industrielle autour des tuiles, du plâtre et de la chaux.

Pouillon possède aujourd’hui les titres de « village fleuri » et de « station verte de vacances ». C’est le siège de la communauté de communes de Pouillon, qui regroupe huit communes.

Galerie photo

Vue générale de Pouillon Monument aux morts et église Saint-Martin, Pouillon (40) Cinéma de Pouillon (40) Clocher de l'église de Pouillon (40) Presbytère, Pouillon (40) Statue de Saint-Vincent-de-Paul, église de Pouillon (40) Fronton de Pouillon (40)

Commune

  • Nom des habitants : Pouillonnais, Pouillonnaises
  • Superficie : 4974 hectares
  • Population : 2685 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    l’Arrigan

  • Origine du nom et description du blason :

    Les origines toponymiques de Pouillon découlent probablement d’un nom de domaine appartenant à un homme latin ( Pullius ) ou roman ( Pollio ).


Informations pratiques

Mairie de Pouillon : 05.58.98.21.62

Office de tourisme de Pouillon : 05.58.98.38.93


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

David Chabas (1970). Villes et villages des Landes, RIS, BibTeX.
Serge Pacaud (2004). Patrimoine landais : Villages et visages des Landes au début du XXe siècle, RIS, BibTeX.
Bénédicte Boyrie-Fénié (2005). Dictionnaire toponymique des communes, Landes et bas-Adour, RIS, BibTeX.
Bénédicte Boyrie-Fénié (1995). Carte archéologique de la Gaule, Landes, RIS, BibTeX.


À découvrir dans ce lieu


Partager cette visite