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Porte des Réformés de Brantôme

Celle qu’on appelle à Brantôme « la Porte des Réformés » est une ancienne porte d’enceinte fortifiée qui défend à l’époque le côté nord de l’abbaye, son pendant étant la porte Saint-Roch.

Construite au XVe siècle en pierre de taille, cette porte doit son nom au lieu-dit qui se trouve à proximité « Pas des Réformés » ou

« Gué des Réformés ».

Elle est encore surmontée d’une rangée de corbeaux de mâchicoulis qui portent à l’origine un chemin de ronde. La troupe de Coligny emprunte deux fois ce gué durant l’année 1569. D’une part le 27 juin et d’autre part, le 15 octobre.

Cette bande, connue pour ses violences, est très crainte en Périgord. Pourtant, le chroniqueur Pierre de Bourdeilles raconte qu’elle traverse Brantôme sans commettre ni crime ni pillage habituels, la diplomatie brantômaise ayant été suffisamment dissuasive.

En outre, une légende rapporte que c’est sous cette porte que l’abbé catholique va au-devant de son ancien ami, l’amiral calviniste Coligny pour mettre fin à la menace d’un terrible affrontement devant un bon repas périgourdin.

D’autre part, cette porte doit, à une époque, être détruite afin de laisser le passage au tramway venant de Périgueux. Face aux protestations des habitants, elle est seulement élargie et par conséquent sauvée, contrairement à la porte Saint-Roch qui est abattue.

En janvier 1931, la Porte des Réformés a fait l’objet d’une enquête qui a conduit à son inscription à l’inventaire des Monuments Historiques.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

M. Duché Brantôme à jamais, RIS, BibTeX.


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