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Port-Sainte-Marie

Port-Sainte-Marie s’est implantée entre le fleuve et un coteau abrupt. Aucune trace archéologique n’indique une présence humaine sur le site avant le Moyen Âge. En revanche, il semble qu’il existe un premier port, mentionné au VIIe siècle, à proximité. Ce port, devient au gré des siècles, la chance ou l’infortune de la ville.

Plusieurs hypothèses existent quant à la fondation du site. Selon certains, la ville se serait constituée suite à la création d’un prieuré dédié à Notre-Dame. Pour l’historien G. Tholin, elle se serait développée le long d’une voie antique reliant Bordeaux à Agen.

Quoiqu’il en soit, la présence de deux voies de communication importantes, une voie terrestre et une voie fluviale, a permis le développement de Port-Sainte-Marie durant tout le Moyen Âge. Son emplacement entre eau et montagne a rendu difficile toute tentative de fortification. La ville est d’ailleurs prise de nombreuses fois durant la guerre de Cent Ans, puis pendant les guerres de Religion. Cependant, elle semble se remettre assez facilement de ces guerres et continue de se développer grâce au commerce de son port.

La ville attire de nombreuses confréries religieuses : les Dominicains fondent un monastère au XIVe siècle, les Ursulines et les Capucins installent un couvent au XVIIe siècle. Avec la Révolution, nombre d’établissements religieux disparaissent.

À partir du milieu du XIXe siècle, Port-Sainte-Marie voit le commerce de son fleuve décliner suite à la mainmise du trafic ferré et routier : la ville est maintenant enfermée entre la voie de chemin de fer longeant le coteau et la grand-route, l’isolant du fleuve.

De plus, des démolitions sont intervenues au cœur de la ville pour le passage du train. Elles sont venues s’ajouter à celles déjà causées par un éboulement à la fin du XVIIIe siècle. De nouvelles constructions y prennent place. Dans le même temps, la ville se développe hors de ses limites, vers l’ouest, le long de la grand-route.

De nos jours, Port-Sainte-Marie n’est plus spécialisée dans le commerce issu du fleuve mais dans la conservation et la vente des fruits.


Commune

  • Nom des habitants : Portais, Portaises
  • Superficie : 1894 hectares
  • Population : 1746 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Garonne

  • Origine du nom et description du blason :

    La ville de Port-Sainte-Marie tire son nom du latin Portu Beate Marie , portu signifiant « port » et faisant référence à sa position le long de la Garonne. Beate Marie rappelle le pèlerinage effectué par les bateliers jusqu’à l’église Notre-Dame.


Informations pratiques

Mairie de Port-Sainte-Marie : 05.53.87.21.19

http://www.portsaintemarie.fr

Office de tourisme d’Aiguillon : 05.53.79.62.58

E-mail : ot.confluent@wanadoo.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Chanoine Durengues, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

J.-C. Amen et Guillaume Maillé (1992). Le Lot-et-Garonne. Géographie du département, RIS, BibTeX.

Françoise et Serge Fleury (dir.) (1975). Tourisme en Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.

G. Tholin (1982). Histoire des communes du Lot-et-Garonne (arrondissement d’Agen), RIS, BibTeX.


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