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Périgueux

Au cours de son histoire, Périgueux connait l’influence romaine, la christianisation autour du monastère de saint Front et un développement important au XIXe siècle. Aujourd’hui, la ville sait faire partager son histoire remarquable au travers de son riche patrimoine.

La première occupation de Périgueux remonte à la période néolithique. Elle est attestée par des vestiges retrouvés sur un lieu situé au sud de la ville, Escornebœuf. À leur arrivée, les Romains découvrent le peuple des Pétrocores (ou Petrucorii), installés dans le camp de la Curade depuis le Ier siècle avant J.-C.. Ils fondent alors une ville, Vesunna, sur les bords de l’Isle. La cité romaine se développe vite. En effet, les archéologues ont retrouvé des vestiges d’un port, d’arènes, d’aqueducs, de temples et de villas. Cette période de prospérité dure jusqu’à la fin du IIIe siècle, ce qui correspond à l’arrivée des barbares de l’est qui attaquent la cité. Les Romains décident alors de se protéger et de ceindre la ville de remparts. Les pierres utilisées pour cette construction proviennent pour la plupart d’anciennes bâtisses démolies pour l’occasion. La cité ainsi formée prend le nom de Pétrucorium, en référence à ses premiers habitants. Saint Front christianise la ville dès le Ier siècle. Un monastère lui donc dédié au IXe siècle et la nouvelle cité se développe alors autour de cet édifice. Cette nouvelle ville, appelée le Puy-Saint-Front, est aussi fortifiée. Elle s’unit avec l’ancienne agglomération à la fin du XIIe siècle. La ville ainsi créée traverse les épisodes difficiles de la guerre de Cent Ans, des guerres de Religion et de la révolte des croquants. En 1669, l’église Saint-Front devient la nouvelle cathédrale à la place de Saint-Étienne-la-Cité. Puis, les frondeurs sont battus et expulsés de la ville à la fin du XVIIe siècle. Périgueux bénéficie de plusieurs programmes d’embellissement au cours du XVIIIe siècle. Enfin, ses remparts sont détruits et elle devient chef-lieu de la Dordogne au XIXe siècle. Son développement est alors particulièrement important, notamment grâce aux Ateliers du chemin de fer.

Aujourd’hui, Périgueux est une ville active dont le dynamisme repose sur sa gastronomie renommée et sur le tourisme. En 1980, elle bénéficie de la création d’un secteur sauvegardé par la loi Malraux et en 1987 elle signe la convention « Ville d’art et d’histoire ».


Commune

  • Nom des habitants : Périgourdins, Périgourdines
  • Superficie : 982 hectares
  • Population : 38800 habitants (2004)
  • Cours d'eau :

    l’Isle

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de Périgueux provient du nom des habitants de la région à l’époque gallo-romaine, les Petrucorii, mentionnés pour la première fois dans les rapports de Jules César. Le blason de Périgueux est composé de gueules à la porte crénelée et aux tours d’argent. Le premier élément, la porte, est sommé d’une fleur de lis en chef, la terrasse d’argent, avec pour timbre une couronne comtale. Quant au second élément, la tour, elle représente probablement la tour Taillefer. Celle-ci est la plus importante tour située sur les fortifications du Puy-Saint-Front, menant à l’autre partie de la ville, la Cité. Une phrase accompagne ces armoiries : « Fortido mea civium fides » que l’on peut traduire par « Ma force consiste dans la foi de mes citoyens ». On pense qu’elle date de l’expulsion des frondeurs de la ville à la fin du XVIIe siècle. Notons que cette devise est aussi présente à Cognac et Angoulême.


Informations pratiques

Mairie de Périgueux : 05 53 02 82 22

Office du tourisme de la ville de Périgueux : 05 53 53 10 63


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Guy Penaud (1983). Histoire de Périgueux, RIS, BibTeX.

, RIS, BibTeX.

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