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Paul Éluard

Paul Éluard s’installe en 1951 dans le barry du haut de Beynac, au fond d’une petite ruelle qui porte aujourd’hui son nom. C’est là que le célèbre poète achève sa dernière œuvre, Poésie Ininterrompue II , en 1952.

Paul Éluard, de son vrai nom Eugène Émile Paul Grindel, est né le 14 décembre 1895 à Saint-Denis. Avec ses parents, il déménage souvent dans sa jeunesse, mais cela ne l’empêche pas d’être un bon élève. À 14 ans, on lui attribue une bourse pour entrer à l’école primaire supérieure où il obtient deux ans plus tard le brevet d’études.

Cependant, Paul Éluard a une santé fragile ; il est contraint de suspendre ses études pour faire un long séjour au sanatorium de Clavadel en Suisse. C’est dans ce contexte qu’il écrit son premier recueil de poèmes, édité en 1913, s’inspirant des poètes modernes de l’époque comme Baudelaire.

Guéri, il revient à Paris en février 1914. Peu de temps après, la guerre éclate et le jeune homme est mobilisé dans le 21e régiment d’infanterie, puis affecté comme infirmier dans un hôpital de la Somme. Après les horreurs de la guerre, Paul Éluard participe avec Aragon et Breton au dadaïsme, mouvement culturel d’avant-garde, puis au surréalisme qui prolonge le mouvement Dada. Très engagé, il se proclame porte-parole de la paix et de la liberté. En 1941, il entre dans la Résistance et publie avec les moyens du bord de nombreux poèmes prônant la Liberté.

Au lendemain de la guerre, sa célébrité s’accroît avec la parution en 1946 de Poésie Ininterrompue . La même année, sa fidèle compagne depuis 17 ans meurt d’une hémorragie cérébrale. Après un deuil difficile, il rencontre Dominique Laure en 1949. Il l’épouse l’année suivante, et, en 1951, il part vivre avec elle dans le Périgord, à Beynac, où il achève sa dernière œuvre. Très malade, Paul Éluard succombe à une crise cardiaque le 18 décembre 1952 dans un hôpital parisien.

Le dernier poème de Paul Éluard, intitulé Le château des pauvres , est directement inspiré d’une ferme périgourdine située entre les collines de Saint-André d’Allas et Sarlat. Son ancienne demeure de Beynac ne se visite pas.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre Couffinhal (2003). Beynac en Périgord, un village, un castel, un fleuve, RIS, BibTeX.

Guy Penaud (1999). Dictionnaire biographique du Périgord, RIS, BibTeX.

, RIS, BibTeX.


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