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Nontron

Sous-préfecture de la Dordogne, Nontron est aussi la capitale du Haut-Périgord et du Périgord Vert. Bâtie sur les rives du Bandiat, elle a tiré sa richesse des nombreuses forges et moulins qui y étaient implantées.

La commune de Nontron naît semble-t-il au Moyen Âge autour d’une forteresse bâtie au VIIIe siècle sur le plateau triangulaire qui domine la rivière. Bâtie sur un oppidum gaulois, devenu castrum romain, puis châtellenie franque, elle est léguée en 785 aux religieux de Charroux, qui la conservent jusqu’en 1200.

Défendue de tous côtés par des pentes abruptes, elle comprend des remparts doublés, des tours rondes et carrées et un donjon cylindrique, ainsi qu’une église romane dédiée à saint Étienne sur l’esplanade.

La forteresse passe ensuite entre plusieurs mains, dont celles d’Henri IV, par héritage, mais il la revend rapidement. Il en reste aujourd’hui quelques vestiges, la réhabilitation des remparts ayant notamment permis de créer le jardin des Arts.

Nontron est pillé à plusieurs reprises sans pour autant que ces événements ne compromettent son développement économique. Ainsi, aux XVIIIe et XIXe siècles, la ville fonde sa richesse sur les forges du Bandiat. On construit alors le château actuel qui remplace l’ancienne forteresse et abrite aujourd’hui le pôle métiers d’arts et ses exdpositions.

La commune de Nontron bénéficie également de la Révolution et devient, à cette époque, chef-lieu d’arrondissement en même temps qu’elle ouvre sa première école publique.

Afin d’affecter un espace aux nouvelles fonctions administratives de la ville, le maire récupère le couvent des Cordeliers en 1791. Les bâtiments sont remaniés pour y loger la sous-préfecture, le tribunal, etc.

La vie culturelle est de plus en plus active au XIXe siècle et se manifeste notamment par la création de la société musicale en 1860. La population est tout aussi dynamique et croît au XIXe siècle au point de nécessiter la construction d’une nouvelle église en 1872 : Notre-Dame-de-l’Assomption qui comprend la chapelle de Notre Dame des Ronces et sa statue de pierre.

Aujourd’hui, les ateliers de coutellerie continuent à contribuer à la renommée de Nontron, de même que les implantations variées des métiers d’art, tel l’atelier Hermès et sa production de luxe.


Commune

  • Nom des habitants : Nontronnais, Nontronnaises
  • Superficie : 2467 hectares
  • Population : 3500 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    le Bandiat

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la ville apparaît lié à sa forteresse dans Castrum Netronense en 785. On relève ensuite Centena Nontronensis en 921, la ville étant alors le chef-lieu d’une des quatre divisions administratives ("centaines") du Limousin. La fin du XIIe siècle donne Villa Nuntrum "ville de Nontron" en 1199. L’origine de Nontron reste incertaine, on suppose un nom de personne d’origine gauloise, Nantironius ou Nantirius , accompagné alors d’un suffixe (- onem ).


Informations pratiques

Mairie de Nontron, 1 place Alfred Agard, 24300 Nontron, téléphone : 05.53.60.84.00. Du lundi au vendredi de 8h30 à 17h.

http://www.nontron.fr

Office de tourisme de Nontron, 3 avenue du Général Leclerc, 24300 Nontron, téléphone : 05.53.56.25.50.

http://www.pays-nontronnais.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre-Henri Ribault de Laugardière Monographie de la ville et du canton de Bussière-Badil, RIS, BibTeX.

Michel de La Torre (1990). Guide des communes de Dordogne, RIS, BibTeX.

Jacques Lagrange (1997). Nontron et le pays nontronnais, RIS, BibTeX.

Pierre Pommarède (1982). Nontron oublié, RIS, BibTeX.


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