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Miramont-de-Guyenne

Miramont de Guyenne est une ancienne bastide qui se développe considérablement à partir du XIIIe siècle. En outre la ville reste célèbre pour son industrie liée au secteur de la chaussure.

La région de Miramont est occupée dès la Préhistoire. Les Ibères s’y installent puis le peuple gaulois des Nitiobriges vers 500 avant notre ère. Diverses découvertes archéologiques viennent confirmer cette chronologie. En effet, à Marcillac ou Merignac, un vase est retrouvé, contenant entre 2000 et 3000 pièces de monnaie, principalement des monnaies Pétrucores. À Beffery ce sont de grands foyers et de la poterie qui sont mis à jour.

Par la suite, la région de Miramont doit faire face aux invasions barbares au Ve siècle puis à celle des Normands au Xe siècle. Le territoire revient ensuite aux mains des ducs de Gascogne, puis au comte de Poitiers qui devient Duc d’Aquitaine. Avec le mariage d’Éléonore et de Henri II d’Angleterre, la région devient une possession anglaise. Elle est confiée aux comtes de Toulouse par Richard Cœur de Lion. Miramont est détruite au cours de la croisade des Albigeois en 1129.

Ensuite, sous l’administration d’Alphonse de Poitiers, frère de saint Louis, Miramont connaît une période faste avec une administration stable, une justice plus équitable mais aussi une économie en progrès.

A partir du XIIIe siècle, la bastide de Miramont se dessine donc avec un tracé des rues en quadrillage régulier. Une halle en occupe le centre et l’église prend place en diagonale sur un emplacement proche.

Pendant la guerre de Cent Ans, la bourgade subit de graves destructions, passant alternativement aux mains des Français et des Anglais. La charte de franchise est brûlée durant ces évènements. Elle connaît par la suite, lors de la Fronde, de nouvelles dégradations par les troupes des Condé.

C’est à partir de la moitié du XIXe siècle que la ville regagne un certain dynamisme grâce à l’industrie de la chaussure. En 1848, un habitant nommé Isidore Soussial s’inspire du kroumir tunisien pour créer le chausson de Basane en fine peau de mouton. Cette invention relance alors l’économie locale à tel point que dans les années 1950 Miramont assure près de 75% des besoins français en chaussons. La chaussure de Miramont acquiert rapidement un certain renom qui en fait l’un des grands pôles de ce secteur.

La richesse du patrimoine historique de Miramont-de-Guyenne en fait l’une des plus intéressantes cités des environs.


Commune

  • Nom des habitants : Miramontais, Miramontaises
  • Superficie : 1666 hectares
  • Population : 3360 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    L’étymologie de Miramont ne fait pas réellement difficulté : Miramont signifie que la cité « mire », c’est à dire regarde vers le mont, l’éminence. Il s’agit en l’occurrence du coteau de « Touvent ».


Informations pratiques

Mairie de Miramont-de-Guyenne : 05.53.93.20.52 / Office de tourisme de Miramont-de-Guyenne : 05.53.93.38.94


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Histoire de l’Agenais, RIS, BibTeX.

Antoine Aloy (1992). La Sauvetat-du-Dropt, RIS, BibTeX.

Création des blocs de pierre sculptés de facture romane (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Création des blocs de pierre sur le métier de tailleur de pierre Le Lot-et-Garonne en zig et en zag, RIS, BibTeX.

Serge Avrilleau (1996). Cluzeaux et souterrains du Périgord, RIS, BibTeX.

Jean-Marc Bélingard (1999). Le Périgord des maisons fortes, RIS, BibTeX.


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