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Mauzac-et-Grand-Castang

Mauzac-et-Grand-Castang est née le 1er janvier 1973 de la fusion des anciennes communes de « Mauzac et Saint-Meyme de Rozens » dans la vallée et « Grand-Castang » sur les coteaux. Cette nouvelle commune située sur la rive droite de la Dordogne, au pied des méandres formant les « cingles » de Trémolat et Limeuil, est l’une des portes de la vallée de la Dordogne.

On note une occupation du site dès la préhistoire : les grottes de Roquebecude et Roquegrosse abritent des hommes de Cro-Magnon qui ont laissé sur la commune silex taillés, pointes de sagaies, harpons en os.

Au Ve siècle, le cluzeau de la Mariotte, poste de guet taillé dans le roc, surveille la Dordogne, seule voie pénétrante vers le haut pays. Au IXe siècle, la région est envahie par les Normands qui pillent et incendient l’abbaye de Paunat. Au Moyen-Age, les chevaliers de l’Ordre de Saint-Antoine s’installent à Grand-Castang.

La tour-clocher qui se dresse dans le bourg est le témoignage de l’installation de la commanderie de Grand-Castang. Tandis que les deux autres bourgs sont constitués en paroisse très tôt : au XIIIe siècle, les paroisses de Mauzac et Saint Meyme sont sous la juridiction de la châtellenie de Millac, fief servant l’archevêché de Bordeaux.

À partir du XVIIe siècle et jusqu’au XIXe siècle, la Dordogne devient une importante voie commerciale et culturelle. La commune est pourtant marquée par une activité liée à la pêche dès le Moyen Âge. En effet, une pêcherie aurait été installée à Mauzac. C’est Bertrand de Born (futur Clément V, 1299-1303) qui l’aurait acquise. Il ne reste que fort peu d’éléments du quai bâti qui se trouve en grande partie submergé. On note cependant la présence de pavés taillés.

Mauzac est également l’une des communes traversées par le canal de Lalinde, construit pour créer une dérivation à la Dordogne et qui a fonctionné à partir de 1840. L’existence de ce canal confirme l’importance des activités liées à la rivière dans la vie du bourg.


Commune

  • Superficie : 1585 hectares
  • Population : 855 habitants (2007)
  • Cours d'eau :

    la Dordogne, le canal de Lalinde

  • Origine du nom et description du blason :

    Les communes de Mauzac et Saint-Meyme de Rozens et de Grand Castang ont été réunies par arrêté préfectoral avec date d’effet au 1er janvier 1973. C’est en 1365 que l’on trouve pour la première fois le nom de Grand-Castang, paroisse, sous la forme Grandis Castanea. Elle tiendrait son nom du latin castaneu signifiant « châtaignier ». Saint Maximus de Rosano, Saint Mayme de Rauzan,en 1382 était un prieuré dépendant de Fongauffier. Tandis que Mauzac, dont l’orthographe n’a pas été modifiée depuis 1382, vient du nom d’homme latin Maletius ou du nom d’homme gaulois Mausos suivi du suffixe - acum désignant un domaine gallo-romain. Le blason de la commune de Mauzac-et-Grand-Castang évoque ainsi les trois anciennes paroisses dont elle est composée, celle de Grand Castang par un châtaignier chargé de douze fruits (symbole de générosité), celle de Rozan par une église et celle de Mauzac par une barque sur une rivière.


Informations pratiques

Mairie de Mauzac-et-Grand-Castang

Tél. : 05 53 22 50 57 / Fax : 05 53 22 86 51

E-mail : mairie.de.mauzac.et.grand-castang@wanadoo.fr

Horaires d’ouverture : les lundi et vendredi de 8h30 à 12h et de 13h30 à 18h.

Office de Tourisme du Pays Lindois

Tél. : 05.53.61.08.55 / Fax : 05.53.61.00.64

E-mail : ot.lalinde@perigord.tm.fr

Site Internet : http://www.lalinde-perigord.com


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Hervé Gaillard (1997). Carte archéologique de la Gaule, la Dordogne, RIS, BibTeX.

Serge Avrilleau (1996). Cluzeaux et souterrains du Périgord, RIS, BibTeX.

Guy Penaud (1996). Dictionnaire des châteaux du Périgord, RIS, BibTeX.

(2001). Atlas du patrimoine d’hier et d’aujourd’hui du pays lindois, RIS, BibTeX.


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