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Marmande

Aux confins du Lot-et-Garonne, la commune de Marmande, volontiers nommée "Marmande la jolie", et traversée par la Garonne, est la troisième ville du département. Elle en est la sous-préfecture depuis 1804. Cette ville dynamique connait une longue histoire.

Marmande bénéficie d’une position avantageuse sur les bords de la Garonne. Les hommes ont compris très tôt l’intérêt de cette situation, tant du point de vue économique que militaire. Ils se sont établis à une certaine hauteur et distance du fleuve afin d’éviter les inondations, mais en bénéficiant toutefois de terres fertilisées par les alluvions.

Cette présence humaine ancienne sur le site est attestée par les découvertes archéologiques. Marmande est occupée dès l’Antiquité : un premier noyau de peuplement existe peut-être autour d’un camp militaire romain établi à l’emplacement du château féodal.

Au début de la chrétienté, une première église est établie à Granon et un premier castrum se forme avant le VIIe siècle. Détruit par les invasions sarrasines et normandes aux VIIIe et IXe siècles, le village de Granum est relevé de ses ruines, mais bientôt relayé par le castrum de Marmande, établi plus près du fleuve. Ce dernier prend une importance capitale lorsque Richard Cœur de Lion lui accorde une charte de coutumes en 1182.

À partir de cette date, Marmande ne cesse de se développer, devenant l’une des villes les plus importantes de l’Agenais. Malgré les guerres qui ne l’épargnent pas, tout comme le reste de la région, elle continue son expansion. Ainsi, dès le XIVe siècle une deuxième enceinte est ajoutée. Trois siècles plus tard, c’est au niveau des constructions d’édifices religieux, et notamment de couvents, que se mesure la croissance de la ville.

En 1804, les bourgs de Granon, Garrigues, Magdeleine, Beyssac, Bouilhats, Thivras et Coussan sont rattachés à la ville de Marmande. Elle devient à cette époque la sous-préfecture du département du Lot-et-Garonne. Par la suite, la construction d’un pont sur la Garonne reliant Marmande à Coussan, et l’établissement de lignes de chemin de fer contribuent au développement de la ville durant la seconde moitié du XIXe siècle.

L’expansion de Marmande prend encore de l’ampleur après la Seconde Guerre mondiale. Son urbanisation devient galopante et est marquée, notamment, par l’aménagement de plusieurs cités HLM. Dans le même temps, la ville prend conscience de ses atouts touristiques et les met en valeur.


Commune

  • Nom des habitants : Marmandais, Marmandaises
  • Superficie : 6086 hectares
  • Population : 18103 habitants (2005)
  • Cours d'eau :

    la Garonne, le Trec

  • Origine du nom et description du blason :

    L’étymologie de Marmande a fait l’objet de plusieurs interprétations. Selon toute vraisemblance, Marmande vient du mot mirmande , signifiant à l’époque féodale « château ». Il fait référence à l’existence d’un château contrôlant le passage sur la Garonne dès le Xe siècle.

    La ville possède un blason : « de gueules à quatre tours crénelées d’argent maçonnées de sable, posées en croix et confrontées par leur pied entre lesquels est posée une croix potencée aussi d’argent, au chef d’azur chargé de trois fleurs de lys ». Le blason est apparu dans la première moitié du XVe siècle dans sa forme initiale. En 1414, le roi de France Charles VI a voulu dédommager Marmande pour sa fidélité à la couronne française lors de la guerre de Cent Ans. Elle put donc ajouter sur son blason les trois fleurs de lys de la couronne de France. Les quatre tours représentent quant à elles les quatre entrées principales de la ville : la porte de Puyguerand, la porte del Troussepis, la porte de Lestang et la porte de la Mâ.


Informations pratiques

Mairie de Marmande, Place Clémenceau, 47200 Marmande

Tél. 05.53.93.09.50

http://www.mairie-marmande.fr

Office de tourisme du Val Garonne, Boulevard Gambetta, 47200 Marmande

Tél. 05.53.64.44.44

http://www.valdegaronne.com/tourisme/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Chanoine Durengues, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

M. Amen et M. Maillé (1993). Le Lot-et-Garonne. Géographie du département, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Sous la direction de Françoise et Serge Fleury (1975). Tourisme en Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Charles-Marie Lafont-du-Cujula (1806). Lot-et-Garonne : description statistique : géographie, histoire, faune, flore, population, administration, RIS, BibTeX.

Société académique d’Agen (1952). “Le développement urbain et le rôle de Marmande au Moyen Âge”, in Revue de l’Agenais, RIS, BibTeX.

(1988). Marmande la Jolie, RIS, BibTeX.

(1984). “Églises paroissiales et bourgs dans le diocèse d’Agen”, in Revue de l’Agenais, RIS, BibTeX.

, Site officiel de la ville de Marmande, RIS, BibTeX.


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