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Maison des dîmes

Les rues du bourg d’Issigeac arborent encore des façades typiques de commerçants attestant de sa prospérité aux XIVe et XVe siècles. Ainsi, la maison des dîmes, qui a conservé une haute toiture de lauzes, aurait été celle du collecteur des dîmes, un impôt ecclésiastique.

Les lauzes du toit sont des plaques de schiste qui nécessitent des charpentes énormes pour en supporter le poids et qui permettent de stocker une grande quantité d’objets ou de denrées dans le grenier.

C’est Charlemagne qui rend la dîme obligatoire et universelle, par deux capitulaires datant de 779 et de 795, pour tout son Empire, associant étroitement la puissance de l’Eglise à celle des Carolingiens. La dîme était payée par tous, et correspondait beaucoup plus souvent au 13ème des fruits de la terre qu’à son 10ème. Par conséquent, elle portait sur les biens du seigneur, des serfs et des paysans intermédiaires. Elle était destinée à assurer l’entretien convenable du curé, son logement, une rétribution pour les services rendus pour le culte ainsi que la tenue des registres paroissiaux, l’assistance aux plus miséreux et la maintenue des écoles paroissiales. La dîme est restée très longtemps incontestée.

Le curé ne procédait presque jamais lui-même à la collecte des dîmes. Il affermait cette charge, et le collecteur de dîmes mettait d’autant plus de zèle à accomplir sa charge qu’il lui revenait un sixième de cet impôt.


Patrimoine


Informations pratiques

Ne se visite pas.


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

C. Bourrier (1992). Issigeac et son canton, Histoire et toponymie, RIS, BibTeX.


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