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Les forges de Jumilhac-le-Grand

De tous temps, les hommes de ce pays ont utilisé la force hydraulique pour mettre en mouvement, d’abord les moulins à grain et à huile (de noix), puis sans doute à partir du XVIe siècle, pour fondre le minerai de fer, abondant dans le pays. En ajoutant les bois qui couvraient le sol, on a assisté à la multiplication de forges de campagne. Ces forges servaient à fondre le minerai pour fabriquer des ustensiles destiné tant à l’usage domestique, agricole que militaire.

On a compté au moins cinq forges sur le territoire de la commune de Jumilhac le Grand. Quatre d’entre elles furent établies sur la rivière de L’Isle.
En premier, et la plus éloignée du bourg, la forge du Teindeix, attestée au moins au XVIIe siècle et qui a longtemps appartenu à une famille aristocratique, les Tenant de Latour. Actuellement, il en reste seulement l’emplacement sur la rivière.

En descendant le cours de la rivière, on trouve la forge de Vialette. Cette forge importante par sa production, eut à sa tête Martial de Vaux de Combescot au moment de la Révolution. C’est la mieux conservée, avec sa cheminée et son haut-fourneau.

Puis vient la forge du Gravier. Ce lieu est chargé d’histoire, car avant d’y trouver une forge, c’est là que s’établirent les ateliers monétaires des temps mérovingiens. Les propriétaires actuels restaurent et entretiennent ce qui reste des bâtiments, spécialement la maison du maître de forge.

Enfin, la plus proche du bourg, c’est la forge du Cros Bas, la plus modeste des cinq forges, située non loin du confluent du Périgord et de L’Isle.

La cinquième est la forge des Feynières située sur le Périgord, un ruissseau affluent de L’Isle. Cette forge a donné au XVIIIe siècle deux curés de Jumilhac, François Lacoste des Feynières et Annet Ouzeau des Feynières. Après une éclipse, la forge revit avec Constantin Prévost et sa famille. Trois membres de cette famille furent maires de Jumilhac, le père Constantin et ses fils Henri et Emile. L’étang de retenue est visible, de même que la maison du maître de forge, que l’on peut apercevoir depuis la route de Jumilhac à La Coquille.

Une forge n’est connue que par une lettre du 5e marquis de Jumilhac au préfet de la Dordogne : elle est nommée « forge du Singe », mais à cette heure l’on ignore où elle pouvait bien se situer.

Ces forges ne sont pas ouvertes à la visite. La voie communale 204, qui part de la carrière, en face de La Faye, et mène au pont du Chalard, remonte le cours de L’Isle : c’est sur cette partie de la rivière que furent établies quatre des cinq forges : le Cros Bas, le Gravier, Vialette et le Teindeix. C’est une belle promenade, des plus ombragée en été.


Patrimoine


Informations pratiques

Les forges ne se visitent pas


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre Ortega, membre de la société historique et archéologique du Périgord, RIS, BibTeX.

, RIS, BibTeX.


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