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Lège-Cap-Ferret

Balayée par les vents depuis l’Antiquité, la presqu’île de Lège-Cap-Ferret est un territoire longtemps convoité, devenu aujourd’hui l’une des plus stations balnéaires les plus attrayantes de la Gironde.

La presqu’île de Lège-Cap-Ferret se constitue à l’époque romaine sous l’action des vents et des courants déplaçant le sable. Dès l’Ancien régime, alors qu’elle n’est encore qu’un cordon de dunes, elle attise les convoitises : le baron de Lège prétend qu’elle est la continuation de sa terre, tandis que le captal de Buch la réclame en vertu d’une donation du roi d’Angleterre. Pour mettre fin à ces querelles, Louis XVI prend la décision radicale de couper la presqu’île en deux parties, au niveau du Grand-Piquey.

Les premiers habitants de Lège Cap-Ferret sont des pêcheurs venus des territoires voisins (Arès, Gujan-Mestras, La Teste-de-Buch), qui y séjournent alors uniquement durant la saison. Progressivement, ils commencent à s’y établir, formant ainsi les premiers villages de pêcheurs, aujourd’hui tous classés.

Sous l’impulsion de la Monarchie, du Second Empire puis de la République, les dunes sont boisées. La partie située entre Claouey et le Cap-Ferret est vendue à Léon Lesca et à son frère Frédérick dans le cadre d’une politique de création de grands domaines forestiers. Tous deux mettent en valeur cette immense étendue où ils produisent résine, poteaux de mine et traverses de chemin de fer et implantent même des vignes.

En 1925, Le Corbusier crée un hameau pour loger les ouvriers d’une usine dirigée par l’un de ses amis, Henry Frugès. L’architecte conçoit ainsi un lotissement avant-gardiste, constitué de maisons évolutives en préfabriqué, dotées de larges terrasses et de toits plats caractéristiques des constructions de la région. Cet espace est repris et réhabilité par les HLM.

La presqu’île de Lège-Cap-Ferret se compose actuellement de dix villages ayant chacun leur particularité : Lège, qui constitue le bourg, Claouey, Les Jacquets, Le Petit et Le Grand Piquey, également surnommés la petite et la grande dune, Piraillan, Le Canon, L’Herbe, La Vigne et enfin Le Cap-Ferret, qui se situe à l’extrémité de la presqu’île et offre un somptueux panorama.

D’illustres personnalités séjournent sur la très touristique presqu’île de Lège-Cap-Ferret, comme Jean Cocteau ou Raymond Radiguet, qui aiment en leur temps profiter de son climat vivifiant.

Galerie photo

Sémaphore du Cap-Ferret Claouey, Lège-Cap-Ferret (33) Claouey, Lège-Cap-Ferret (33) Chapelle de la Villa Algérienne, Lège-Cap-Ferret (33) église Notre-Dame-des-Flots, Lège-Cap-Ferret (33) église Notre-Dame-des-Flots, Lège-Cap-Ferret (33) église Notre-Dame-des-Flots, Lège-Cap-Ferret (33) Banc du Mimbeau, Lège-Cap-Ferret (33)

Commune

  • Code postal : 33236
  • Nom des habitants : Ferretcapiens
  • Superficie : 10330 hectares
  • Population : 7321 habitants
  • Origine du nom et description du blason :

    Lège vient peut-être du néerlandais leeg , "vide", "lieu désert". En Gascogne, lègue signifie "lieue" et qu’ ey ue lègue , "un chemin qui n’en finit pas". Cap-Ferret peut provenir de lou cap herre , "la tête ferrugineuse". Her , qui signifie "fer" en gascon, est peut-être une allusion à la ligne sombre, due à l’alios, un grès ferrugineux, vue par les navigateurs à la base des dunes.


Informations pratiques


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Michel de la Torre (1990). Gironde, le guide complet de ses 542 communes, RIS, BibTeX.
Patrick Epron (1998). Dictionnaire de l’origine des noms de lieux en Gironde, RIS, BibTeX.
Max Baumann (2001). Le Cap-Ferret, RIS, BibTeX.


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