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Le Bugue

La ville du Bugue se situe à la confluence de la Douch et de la Vézère. Durant des siècles d’histoire, elle connait un destin mouvementé, avant de devenir une ville moderne et apaisée à partir du XVIIIe siècle.

La situation privilégiée du Bugue explique que les populations humaines aient choisi très tôt de s’y installer. Le site est en effet entouré de collines boisées, où le gibier et le bois de chauffage abondent. Le ruisseau est un point d’alimentation en eau et le fleuve sert de voie de communication et favorise les échanges commerciaux. La ville existait déjà à l’époque romaine, même si aucun vestige datant de cette période n’a jamais été retrouvé.

En août 964, Grimoald et Adélaïde, seigneur et dame de Montignac, font donation d’un terrain à l’abbé Paunat afin d’y fonder une abbaye de bénédictines, sous le patronage de saint Marcel et de saint Salvador.

Cependant, en 1154, le mariage d’Aliénor d’Aquitaine et d’Henri Plantagenêt, duc d’Anjou et futur roi d’Angleterre, amène la région dans le giron anglais. Le Bugue devient alors une ville frontière et subit les raids français. La commune s’entoure de remparts, ce qui n’empêche pas Guillaume de Gourdon de la brûler en 1160. Une centaine de personnes périssent dans l’incendie. Les seigneurs de Limeuil en profitent pour mettre Le Bugue sous leur tutelle et aident à reconstruire le couvent.

Le XIVe siècle voit la construction du premier pont du Bugue, plus ou moins à l’emplacement de l’actuel édifice. C’est également à cette époque que Le Bugue est reconnu en tant que ville, ce qui lui permet de se dégager de la tutelle de Limeuil. La ville parvient alors à prospérer, ce que prouve la présence des forges.

La Renaissance arrive et avec elle la Réforme et les guerres de Religion. Au Bugue, les religieuses de l’abbaye, sous la houlette de Gabrielle du Breuilh, se convertissent à cette nouvelle vision du christianisme. La construction d’un temple protestant concrétise ces changements. Durant cette période, Le Bugue souffre davantage des guerres fratricides des seigneurs de Limeuil et de Fleurac que des guerres de Religion.

Le monastère est rétabli en 1603. Le vieux couvent est détruit et Marie-Catherine de Rocquart, l’abbesse nommée en 1677, fait construire un nouveau bâtiment conventuel et une église sur les bords de la Vézère. Cependant, ces édifices ne survivent pas aux tumultes de la Révolution.

Entre la Fronde et la fin du XVIIIe siècle, Le Bugue se modernise grâce à l’action du juge royal Pélissier de Barry (1727-1795). Il fait construire la halle, la prison et la gendarmerie. Il entreprend des travaux de voirie, repave les rues et ouvre la route du Cingle vers Limeuil.

Au XIXe siècle, la construction d’une nouvelle église entraîne la destruction de la vieille église Saint-Sulpice et du presbytère. Les aménagements du XVIIe siècle sont détruits en 1852. Enfin, en 1860, s’achève la construction du pont. Le chemin de fer, quant à lui, arrive en 1862, à l’occasion de la construction de la ligne Périgueux-Agen.

Au XXe siècle, Le Bugue se tourne vers le tourisme (grottes préhistoriques, parcs à thème, aquarium du Périgord Noir) et de nombreuses chambres d’hôtes, hôtels, campings accueillent les visiteurs. En été, des concerts et des expositions de peinture sont organisés.


Commune

  • Nom des habitants : Buguois, Buguoises
  • Superficie : 2896 hectares
  • Population : 2762 habitants (2006)
  • Cours d'eau :

    la Vézère, la Douch

  • Origine du nom et description du blason :

    L’origine du Bugue remonte à la Préhistoire, mais la première attestation de son nom date de 856 avec la mention centena Albucense , où centena veut dire « centaine », ce qui correspond à une division administrative. En 936, le nom est associé à une villa, la villa Albuca, puis on trouve Albuces au XIIIe siècle. Ce n’est qu’au XVIe siècle que le nom se divise en deux : Al Bugo, puis la francisation Le Bugot au XVIIe siècle, et enfin Le Bugue. Les premières formes remontent à l’époque gallo-romaine du nom gaulois albuca qui devient albuga , « terre forte, argileuse » en occitan.


Informations pratiques

Mairie du Bugue : 05.53.02.75.80

http://le-bugue.reseaudescommunes.fr/communes/

Office de tourisme Terre de Cro Magnon : 05.53.06.97.05

http://www.tourisme-terredecromagnon.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon (1987). Nouveau Guide du Périgord-Quercy, RIS, BibTeX.

Chantal Tanet et Tristan Hordé (2000). Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, RIS, BibTeX.

Hervé Gaillard (1997). Carte archéologique de la Gaule, la Dordogne, RIS, BibTeX.

Guy Penaud (1996). Dictionnaire des châteaux du Périgord, RIS, BibTeX.

Site personnel de la commune du Bugue, RIS, BibTeX.


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