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Lagruère

La proximité de la Garonne, importante voie de navigation, fait de Lagruère un territoire privilégié. Installé sur la deuxième terrasse du fleuve, il est occupé dès l’Antiquité et considéré comme assez important pour vouloir y fonder une bastide au Moyen Age.

L’actuel village est, en effet, implanté sur le site d’une villa gallo-romaine. Cette villa est vraisemblablement associée à un établissement thermal. À proximité du site, on a découvert un atelier de potier et il existe aussi une nécropole, près du camp romain de Camparona. L’ensemble de ces éléments indique la présence d’un habitat assez dense et d’une population aisée.

Ce premier habitat a probablement disparu lors des invasions barbares. Un nouveau foyer de peuplement s’est constitué, peut-être dès le XIe siècle, autour de l’église Saint-Aignan. Des péages sont établis sur la Garonne : les rôles gascons mentionnent l’existence d’un castrum, nommé fort de Maubourguet, près de l’église. Un second péage, dont le paiement s’effectue au château La Grande Barrière, existe en amont.

En 1289, le roi d’Angleterre, Édouard Ier, accorde la charte de fondation d’une bastide à Lagruère, charte confirmée par Édouard II en 1310. La bastide adopte un plan rectangulaire allongé mais n’est pourvue d’aucunes fortifications, ce qui laisse supposer qu’elle n’a jamais été achevée. Le castrum de Maubourguet disparaît avant 1551, victime des inondations ou de la fragilité de ses matériaux de construction. Lagruère est citée comme baronnie jusqu’à la fin du XVIIIe siècle.

À la Révolution, Lagruère devient une commune du Lot-et-Garonne. Son territoire comprend les deux paroisses de Lagruère et de Lamarque.

Lagruère est une commune rurale dont l’activité principale est tournée vers l’agriculture et l’extraction de la grave. Elle profite également du tourisme grâce à l’exploitation du canal latéral à la Garonne.


Commune

  • Nom des habitants : Lagruériens, Lagruériennes
  • Superficie : 986 hectares
  • Population : 324 habitants (2007)
  • Cours d'eau :

    la Garonne, le canal latéral à la Garonne, le ruisseau Tareyre, l’Ourbise, la Gaulette, le ruisseau Clouasse

  • Origine du nom et description du blason :

    Plusieurs hypothèses sont émises concernant l’origine du nom de Lagruère que l’on trouve sous la forme gruaria en 1289. Le nom pourrait venir du latin gruaria signifiant "village clos de haies". Ou bien il viendrait du terme allemand gruo signifiant « vert », « village dans la verdure ». Enfin, il pourrait provenir du terme Gruey, "endroit fréquenté par les grues".

    Ainsi, la commune de Lagruère a retenu cette dernière étymologie pour figurer sur son blason qui est écartelé : au 1 de gueules au léopard d’or (en référence aux armes de la couronne d’Angleterre, la bastide ayant été créée en 1289 par Edouard Ier roi d’Angleterre) ; au 2 d’argent à trois fasces ondées d’azur (la commune est traversée par la Garonne et le canal, et possède le lac de la Gravière) ; au 3 d’argent à la grue tenant sa vigilance d’azur (étymologie du nom de la commune) ; et au 4 de gueules à la gerbe d’or liée d’azur (qui représente la zone rurale et qui figure sur le blason de la Gascogne).


Informations pratiques

Mairie de Lagruère : 05.53.89.51.02

Office de tourisme du Mas d’Agenais : 05.53.89.50.58


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Chanoine Durengues, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). “Le Lot-et-Garonne”, in Académie des Inscriptions et Belles-Lettres Ministère de la Culture, Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, CNRS, diff. Fondation Maison des Sciences de l’Homme, Paris (édité par), Carte archéologique de la Gaule, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise. Aquitaine : Opus 38, RIS, BibTeX.

Lucien Massip (1926-1927). “Toponymie agenaise. Essai sur l’origine et la signification des noms de lieu de l’Agenais”, in Revue de l’Agenais. Bulletin de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts d’Agen, RIS, BibTeX.

(2006). Mémoires d’hier et d’aujourd’hui en pays Val de Garonne – Gascogne, RIS, BibTeX.

Site de la Communauté de communes du Val de Garonne, RIS, BibTeX.

Jean-Marie Richon (2004). “Lagruère au fil des millénaires (1ère partie)”, in n° 34 hiver-printemps (édité par), La Mémoire du Fleuve. Bulletin d’étude et de recherche sur l’histoire de Tonneins et du Tonneinquais, RIS, BibTeX.

Jean-Marie Richon (2004). “Lagruère au fil des millénaires (2ème partie)”, in n° 35 été-automne (édité par), La Mémoire du Fleuve. Bulletin d’étude et de recherche sur l’histoire de Tonneins et du Tonneinquais, RIS, BibTeX.

Jean-Marie Richon (2006). “Lagruère au fil des millénaires (3ème partie)”, in n° 39 hiver-printemps (édité par), La Mémoire du Fleuve. Bulletin d’étude et de recherche sur l’histoire de Tonneins et du Tonneinquais, RIS, BibTeX.

Olivier Schiltz (1989). “Le démantèlement des grandes seigneuries et ses conséquences sur l’architecture (Cantons de Meilhan-sur-Garonne et du Mas-d’Agenais)”, in Revue de l’Agenais. Bulletin de la Société d’Agriculture, Sciences et Arts d’Agen, RIS, BibTeX.


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