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Jumilhac-le-Grand

Jumilhac-le-Grand a bâti sa prospérité grâce aux mines d’or et aux forges qui caractérisent la région et qui furent longtemps l’une des activités principales de la commune.

Le premier millénaire avant J.-C., surtout à partir de 750, laisse de nombreuses traces, notamment des tumuli, à Jumilhac. L’exploitation antique de l’or dans les mines de Fouilloux semble avoir fixé une population nombreuse et explique la construction d’une église dès l’époque mérovingienne. Il faut distinguer deux périodes dans l’exploitation de l’or : avant J.C., époque celte et au temps des Mérovingiens. De cette dernière date un monnayage conservé au Cabinet des Médailles, à la Bibliothèque Nationale1. Cette dernière activité a sans doute été à l’origine de l’église primitive dédiée à Saint Martin, probablement une église baptismale. Elle est rattachée à l’archiprêtré de Thiviers. Par la suite, on trouve également à Jumilhac le prieuré de La Faye qui appartient à l’ordre de Grandmont au XIIe siècle ; son dernier prieur est assassiné en 1778.

Au Moyen Âge, Jumilhac est un repaire féodal rendant hommage au vicomte de Limoges par le biais de la châtellenie d’Excideuil.. Deux grandes familles seigneuriales se partagent le territoire de la commune à partir du XIIIe siècle. Il s’agit des Bruchard et des La Porte. Ils possèdent deux châteaux qui jouent semble-t-il un rôle important à l’époque des Plantagenêt et de la guerre de Cent Ans.

L’actuel château du Jumilhac est lié à une famille de maîtres de forges originaire de Saint-Yrieix et du Chalard, les Chapelle. Antoine Chapelle, protestant, unifie les deux seigneuries en épousant, en 1579, Marguerite de Vars, l’héritière du fief des Bruchard et en achetant, en 1582, le fief La Porte. Suite aux services, principalement financiers, semble -il, rendus à Henri IV pour conquérir la couronne, il est anobli en 1597. La seigneurie devient marquisat en 1656.

La réussite des Chapelle dans les activités de forge illustre l’importance de l’activité pour la commune qui compte, à partir du XVIIe siècle, cinq forges en activité le long de l’Isle et du ruisseau des Feynières. Elles sont sources de richesses jusqu’au XIXe siècle, mais leur activité cesse vers 1870.

Dans la seconde moitié du XIXe siècle, la petite bourgeoisie commerçante montante participe au développement de la commune puis s’efface au XXe siècle, le tourisme estival prenant la relève. La beauté du site avec son château rénové en fait en effet un lieu de villégiature apprécié.

Jumilhac-le-Grand s’est acquis une certaine renommée littéraire en servant de cadre au roman d’Eugène le Roy, Le moulin du Frau.


Commune

  • Nom des habitants : Jumilhacois, Jumilhacoises
  • Superficie : 6667 hectares
  • Population : 1316 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    l’Isle


Informations pratiques

Mairie de Jumilhac-le-Grand :

05 53 52 50 20 / www.jumilhac.fr

Communauté de communes du Pays de Jumilhac-le-Grand :

05 53 62 15 22 / www.pays-jumilhac.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Gérard Lavergne (1978). Un Château de légende : Jumilhac en Périgord, RIS, BibTeX.

Hugh Palmer, James Bentley (2002). Les Plus Beaux Villages du Périgord, RIS, BibTeX.

Pierre Ortega (1999). Jumilhac-le-Grand au fil du temps, RIS, BibTeX.

Louis Bournazel (2000). Saint-Yrieix et le pays aredien, RIS, BibTeX.


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