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Izon

Village agricole à l’implantation très ancienne, Izon est une des seules communes à surmonter par elle-même la crise du phylloxéra à la fin du XIXe siècle, ce qui assure sa prospérité.

Les découvertes archéologiques sont nombreuses à Izon. Elles font la fierté de la commune qui les expose à la mairie. Ces découvertes ont permis de prouver une occupation très ancienne du site qui remonte à la période préhistorique.

On a également trouvé de nombreux vestiges relatifs à la période gallo-romaine, comme une sorte de petite pyramide tronquée, en brique, ressemblant à un poids gallo-romain et percée d’un trou.

À partir du Moyen Âge, la commune est divisée entre un territoire relevant des seigneurs de Vayres, paroisse contigüe, et un autre relevant de la prévôté royale de l’Entre-Deux-Mers où le roi a, par conséquent, toute justice.

Comme nombre de communes de la région, Izon souffre des troubles liés à la guerre de Cent Ans. C’est à cette période que le roi d’Angleterre autorise la construction d’un château fort de petite taille au lieu-dit Jabastas. Il disparaît au XVIe siècle, pendant les guerres de Religion, quand son seigneur, Jacob de Donissan, est exécuté pour avoir tué le prévôt de la cité.

Paradoxalement, c’est grâce à la crise du phylloxera, à la fin du XIXe siècle, que la commune accède à la prospérité. Les vignerons d’Izon plantent alors de nouvelles vignes en de nouveaux lieux et parviennent à produire du vin qu’ils écoulent très facilement, avant l’arrivée de plants américains.

La commune entreprend alors d’importants aménagements ; les chemins sont retracés et des bâtiments publics, maison d’école et mairie, sont construits.

Toutefois, l’activité viticole est ralentie par les deux guerres mondiales et les vignes souffrent surtout de la gelée du 3 mai 1945 qui réduit la récolte à néant. Cette crise provoque l’exode de nombreux petits producteurs, qui cherchent du travail en ville.

Aujourd’hui, Izon maintient une activité viticole grâce à leur appelation Bordeaux et Entre deux mers.


Commune

  • Code postal : 33207
  • Nom des habitants : Izonnais, Izonnaises
  • Superficie : 1559 hectares
  • Population : 5121 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la commune d’Izon provient peut-être de la combinaison du thème gaulois -isa et du suffixe gaulois -n, signifiant le lieu où le courant du fleuve est plus rapide et plus violent , ou du nom de l’évêque Nizan qui vit au XIIe siècle.

    Le blason de la ville évoque la vigne et le blé qui symbolisent les origines rurales de la commune, et le bateau, la présence de la Dordogne. La tour et l’église évoquent les édifices anciens d’Izon et le partage du pouvoir entre les autorités spirituelle et temporelle.

    FORMES ANCIENNES D IZON : HISON oc. (XIIIe s), YSSON oc. (1326 compte des subsides), YSON oc. (1361 Compte Arch. Bordeaux).

    De nombreux vestiges du premier âge de Fer et de l’époque gallo romaine (H. Sion, CAG 33 p. 189.190) assurent que cette petite commune du canton de Libourne a des racines anciennes, antérieures à l’époque germanique. Il n’est donc pas à exclure que le toponyme émane d’un thème pré-latin, peut-être d’une base hydronymique is-, associée au suffixe gaulois - on , apppellation que justifiereaient les six petits affluents de la Dordogne que traversent le territoire de la commune.


Informations pratiques

Mairie d’Izon : 05.57.55.45.46

Office de tourisme de Libourne : 05.57.51.15.04


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Michel de la Torre (1990). Gironde, guide complet de ses 542 communes, RIS, BibTeX.

Patrick Epron (1998). Dictionnaire de l’origine des noms de lieux en Gironde, RIS, BibTeX.

Léo Drouyn (1875). Notes archéologiques manuscrites : Izon : essai, RIS, BibTeX.

BENEDICTE BOYRIE FENIE DICTIONNAIRE TOPONYMIQUE DES COMMUNES DE GIRONDE, RIS, BibTeX.


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