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Gavaudun

Le lieu, placé en hauteur et près d’un point d’eau, la Lède, s’est peuplé dès la Préhistoire. Mais le site ne s’est réellement développé qu’à la période médiévale.

Les grottes dans le rocher ont facilité la présence de l’homme, attestée sans discontinuité depuis 450 000 ans. La falaise face au château et près de la rivière s’est peuplé dès la Préhistoire. Des fouilles réalisées dans la grotte du Milieu ont permis de découvrir une industrie et des ossements humains de l’époque moustérienne et aurignacienne.

La rivière qui a creusé le calcaire, la Lède, a eu une grande importance dans l’économie locale : on y dénombre 8 moulins sur 6 kilomètres. Sur les hauteurs, au dessus du calcaire, se trouvent des sédiments contenant du minerai de fer et portant des châtaigniers.

La vallée a été classée site naturel en 1999. Elle abrite le plus important site européen de mise bas d’une espèce protégée de chauve souris, le rhinolophe euryale.

Lieu de relégation des lépreux au Moyen Age, elle a présenté ensuite un paysage remarquable grâce aux moulins et à l’exploitation minutieuse des prairies. Celui-ci évolue aujourd’hui avec la déprise agricole.

La métallurgie du fer utilisant du charbon de bois date probablement d’avant le début de notre ère, il en reste des traces sous forme de scories. A partir du XVe siècle environ, elle se localise près de la rivière pour bénéficier de l’énergie hydraulique. C’est au XVIIe siècle que trois moulins se convertissent en papeteries, une partie du papier produit est exportée vers les Pays-Bas. Ces deux activités cesseront vers le milieu du XIXe siècle. Une filature de laine fonctionnera jusqu’en 1988.

Cette économie préindustrielle a été portée pendant trois ou quatre siècles par quelques familles d’entrepreneurs et un petit nombre

d’ouvriers spécialisés. La plupart des habitants vivaient de la terre, mais

pouvaient, l’hiver, extraire du minerai, fabriquer du charbon, travailler dans les forges ou les papeteries. La châtaigne complémentait les céréales dans l’alimentation de base. La polyculture, accompagnée de multiples élevages, était la règle. L’éventail des productions s’est aujourd’hui réduit. La population de la commune a atteint 1091 habitants en 1843 alors qu’elle est actuellement voisine de 300.

Dans la deuxième moitié du XXe siècle, le village a su mettre en valeur son patrimoine bâti. Un circuit pédestre, mis en place par l’association du château, permet de découvrir le patrimoine du village.


Commune

  • Nom des habitants : Gavaudunois, Gavaudunoises
  • Superficie : 2133 hectares
  • Population : 316 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    la Lède

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de la commune viendrait des Gabales, une tribu gauloise originaire du Gévaudan établie sur le site. Celui-ci fut appelé gabalos dunum par les Romains, puis Gabaldum avant de devenir Gavaudun. Le suffixe - un de Gavaudun (issu du terme celtique latinisé dunum, rocher fortifié), indique une occupation ancienne.


Informations pratiques

Mairie de Gavaudun : 05 53 40 82 29

Association Centre de Découverte de la Nature et du Patrimoine : 05 53 40 04 16

Site internet : www.chateaudegavaudun.com

Email : chateau-gavaudun@orange.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Collectif (1985). Le Guide des châteaux de France, Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Delphine Valette (2004). “Gavaudun, dans les profondeurs du pays au bois”, in Le Festin juin (édité par), Le Festin, n° 50, RIS, BibTeX.


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