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Garlin

La bastide de Garlin, fondée au début du XIVe siècle par Marguerite de Béarn, devient un important centre protestant à l’époque moderne.

La toponymie du lieu, qui indique un sol marécageux, s’accorde avec le fait que le village est installé sur une terrasse d’alluvions anciennes. Il est également situé sur un plateau calcaire qui domine les vallées du Léez et du Gabassot. C’est d’ailleurs probablement cette situation en hauteur qui a attiré très tôt les populations. Des tumuli attestent la présence d’hommes en ces lieux dès l’Âge du bronze. Ceux-ci sont, pour la plupart, situés le long d’une voie appelée le « chemin de Saint-Pé », très fréquentée dans l’Antiquité. Une autre voie romaine menant de Lescar à Aire passe non loin du village, ce qui laisse penser qu’il y a également eu des populations gallo-romaines à cet endroit.

Citée dès 984, la commune devient une bastide en 1302 sous l’impulsion de Marguerite de Béarn. Cette nouvelle construction doit permettre de faire face aux places fortes anglaises du Tursan. En fait, la bastide, bien qu’en première ligne vis-à-vis des terres anglaises, n’est pas entourée de murailles, mais ceinturée d’une palissade, dont seules les portes possèdent des appuis solides. Plus tard, elle est divisée en trois petits bourgs entourés de fossés.

Aujourd’hui, il ne reste de la bastide que des traces uniquement visibles dans le parcellaire. On retrouve, en effet, à Garlin, des rues perpendiculaires et la place centrale. Sur celle-ci, seul un spécimen de maison à auvent est encore conservé. Le cours de la République et le boulevard des Remparts rappellent une partie du tracé des fossés, aujourd’hui disparus.

Au début de l’époque moderne, Garlin est un centre protestant très actif. Son temple, l’un des cinq derniers du Béarn, est démoli sur ordre du Parlement vers 1685, soit peu avant ou après la révocation de l’Édit de Nantes. L’intendant de Foucault vient alors y convertir 1100 personnes en quelques jours. En 1696, un couvent de capucins est également fondé pour définitivement ramener les Garlinois dans le giron de l’Église catholique. À la Révolution, les bâtiments de cette institution sont donnés à la commune, qui en fait sa mairie au début du XIXe siècle. Cette dernière est ensuite installée dans le « château » Hiton, l’une des demeures de notables construites à partir du XVIe siècle dans le village. Ce siècle voit également naître un Garlinois célèbre : Victor Lefranc, député et ministre sous la Troisième République.

Aujourd’hui, la ville accueille dans ses arènes des novilladas et des courses de vaches landaises.


Commune

  • Nom des habitants : Garlinois, Garlinoises
  • Superficie : 1830 hectares
  • Population : 1296 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    le Léez, le Gabassot

  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de Garlin vient du gascon garlin qui signifie « sol humide, marécageux ».


Informations pratiques

Mairie de Garlin : 05.59.04.70.09

http://www.villedegarlin.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Michel Grosclaude (2006). Dictionnaire toponymique des communes du Béarn, RIS, BibTeX.

Hubert Dutech (2003). Lo Noste Béarn, RIS, BibTeX.


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