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Fumel

Installé en hauteur sur la rive droite du Lot, Fumel est situé sur une ancienne voie reliant Eysses à Puy-l’Évêque, à la frontière de l’Agenais, du Quercy et du Périgord. Par cette position stratégique, la ville devient le théâtre de nombreux affrontements.

Des fouilles archéologiques ont révélé une occupation du site dès la Préhistoire. Cette occupation ne semble cependant se confirmer qu’à partir du XIe siècle.

L’histoire de Fumel est liée à celle de son château. Installé dès la fin du XIe siècle sur un promontoire, le château de Fumel domine le village qui s’installe à ses pieds.

En 1265, Fumel est une ville prospère que l’on dote d’une charte de franchises et de coutumes, établissant les règles de l’économie, du droit et de la morale. En 1280, elle devient, au même titre que Cuzorn, une place forte des Anglais. Ce n’est que lors de l’expédition punitive du château de Cuzorn en 1442 que Fumel est rattaché définitivement au royaume de France, après avoir subi la destruction de ses fortifications et les pillages.

Bernard de Fumel obtient du roi Louis XI l’autorisation de reconstruire le château et les murailles de la ville en 1468. Au cours des guerres de Religion, des affrontements naissent entre les villageois protestants et les seigneurs de Fumel.

En 1561, le château est assiégé et François de Fumel assassiné. Cet acte est réprimé par Blaise de Monluc l’année suivante. En conséquence, la charte de franchises et de coutumes est abrogée, et les maisons sont rasées jusqu’au premier étage.

La constitution de la baronnie en comté par Louis XIII en 1611 relève la ville de ses années noires. Cependant, il faut attendre la période révolutionnaire pour que Fumel retrouve un nouveau dynamisme. En 1790, Fumel devient chef-lieu de canton et sa population augmente de moitié entre 1806 et 1834.

Cet essor est en grande partie lié à la création d’une usine métallurgique en 1847. De nombreux ouvriers viennent de la France entière et même de l’étranger pour y travailler. La construction de nouvelles voies de communication dont la route royale n° 131 et le chemin de fer contribuent fortement au développement démographique de la commune.

Grâce à l’usine métallurgique, le développement économique et démographique observé à Fumel au cours des XIXe et XXe siècles laisse un patrimoine moderne remarquable. De cette période glorieuse, on peut évoquer, entre autres, la cité ouvrière et le Parc des sports.


Commune

  • Nom des habitants : Fumélois, Fuméloises
  • Superficie : 2266 hectares
  • Population : 5368 habitants (2005)
  • Cours d'eau :

    le Lot, la Lémance, la Thèse, le Thézou

  • Origine du nom et description du blason :

    La commune de Fumel doit son nom à sa situation sur trois collines qui, vues de l’autre rive du Lot, formeraient comme trois masses de fumée.


Informations pratiques

Mairie de Fumel : 05.53.49.59.69

Site Internet : www.fumel.fr

Office de Tourisme de Fumel : 05.53.71.13.70

Site Internet : www.tourisme-fumelois.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Site de la commune de Fumel, RIS, BibTeX.

Site de la Communauté de Communes du Fumélois, RIS, BibTeX.

Chanoine Durengues Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

J.-C. Amen et Guillaume Maillé (1992). Le Lot-et-Garonne. Géographie du département, RIS, BibTeX.

Valéry d’Amboise (1997). Dictionnaire d’Amboise, Aquitaine, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). “Le Lot-et-Garonne”, in Fondation Maison des Sciences et de l’Homme Paris (édité par), Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Sous la direction de Françoise et Serge Fleury (1975). Tourisme en Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Charles-Marie Lafont-du-Cujula (1999). Lot-et-Garonne : description statistique : géographie, histoire, faune, flore, population, administration, RIS, BibTeX.

Céline Borowy (2004). Les Églises romanes du Fumélois, RIS, BibTeX.

Jean Burias Sites du Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.


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