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Forge de Mavaleix

La forge de Mavaleix, à Chaleix, atteste de l’ancienneté de l’activité dans la région puisqu’elle est créée au XVIe siècle.

Les forges sont nombreuses en Dordogne. Elles bénéficient en effet de toutes les conditions favorables à leur installation, telles que les matières premières, qui sont le minerai de fer, les carrières de castine mais aussi les bois des forêts avoisinantes pour la production de charbon. Les cours d’eau et les étangs fournissent quant à eux la force motrice. Aussi, la population est-elle nombreuse pour la main-d’œuvre.

La forge de Mavaleix est une de ces anciennes forges, connue dès le XVIe siècle, époque où elle appartient à Antoine Chapelle de Jumilhac, compagnon d’armes d’Henri IV. Elle fournit du fer pour la fabrication de canons et de bombes. Au XVIIIe siècle, la forge appartient toujours au comte de Jumilhac (1771-1788) selon un rapport des intendants.

Durant la Révolution, comme beaucoup d’autres forges, celle de Mavaleix est confisquée et vendue par la Convention. En 1811, sur un état des forges à fournir au ministère de l’Intérieur, on retrouve cependant M. de Jumilhac comme propriétaire avec pour exploitant un sieur Renaud.

À la fin du Ier Empire, la prospérité des forges périgourdines décline. Le comité des maîtres de forges de la circonscription du Sud-Ouest rapporte en 1868 que la forge de Mavaleix cesse toute activité en 1860.

Située non loin du château de Mavaleix, l’habitation comporte deux corps de logis en retour d’équerre avec un étage. Le logis le plus long, destiné au personnel de la forge, présente sur la façade principale, à l’ouest, une galerie en bois qui court sur la longueur du bâtiment. On y accède par un escalier, également en bois. Cette galerie, qui dessert toutes les pièces de l’étage est couverte par l’avancée du toit.

On compte dix logements répartis entre l’étage et le rez-de-chaussée, ce qui laisse supposer la demeure d’une dizaine d’ouvriers. L’autre logis correspond probablement à celui du régisseur.

Les bâtiments, restaurés, conservent la disposition ancienne, notamment la galerie en bois.


Patrimoine


Informations pratiques

La forge ne se visite pas.


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Association « Animacion e vita dau Païs » (1997). Chalais, un peu d’histoire, RIS, BibTeX.

Pierre-Henri Ribault de Laugardière (1992). “Monographie des villes et des cantons de Lanouaille et Jumilhac-Le-Grand”, RIS, BibTeX.

Sous la direction de G.Marie, O.Blin et C.Fontanon (1990). Le Guide du patrimoine industriel, scientifique et technique, RIS, BibTeX.


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