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Forge d’Ans

À l’origine de la forge d’Ans se trouve un ancien moulin de La Boissière d’Ans. L’industrie devient, à partir de 1691, l’une des plus importantes forges de France. Des milliers de canons y sont élaborés.

En 1603, le moulin qui se trouve sur le site est acheté par le seigneur de Marqueyssac au roi Henri IV. En 1613, le domaine entre, par mariage, dans la famille de Hautefort. Puis, François de Hautefort décide en 1691 d’y édifier une forge. Jusqu’en 1860, des milliers de canons seront fabriqués à la Forge d’Ans pour l’arsenal maritime de Rochefort.

Les canons de fonte et de fer sont préférés aux canons de bronze du fait de leur moindre coût. La fonte, nécessaire à la fabrication des canons, est obtenue en chauffant du minerai de fer mélangé à de la castine et à du charbon de bois. Toutes ces matières premières se trouvent en abondance en Périgord, ce qui explique sa place de leader dans ce domaine.

Les maîtres de forges possèdent aussi souvent des forêts où ils puisent le combustible. À titre d’exemple, pour fabriquer un canon de 36 pesant 3426 kg, il faut 5000 kg de fonte obtenue avec 12500 kg de minerai de fer, 1500 kg de castine et 6000 kg de charbon de bois.

À partir de la seconde moitié du XIXe siècle, les forges de Périgord subissent une forte concurrence au niveau national et international. La forge d’Ans cesse ses activités en 1870.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Communauté de communes Causses et Vézère “La route des canons”, RIS, BibTeX.

Cercle de recherche des fonderies du Pays d’Ans, RIS, BibTeX.


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