Accueil > Dordogne > Périgord Pourpre > Eymet

Eymet

L’occupation du site d’Eymet remonte à la préhistoire, comme en témoignent le dolmen néolithique d’Eylias et la présence de plusieurs menhirs, ainsi que les bijoux et objets de l’âge du bronze découverts sur le site. La période gallo-romaine a également laissé de nombreux vestiges, mis au jour à Eymet et dans ses environs.

Aux environs de l’an mil, un prieuré dépendant de l’abbaye de Moissac est fondé sur les bords du Dropt, ainsi qu’une motte féodale. Celle-ci est ensuite remplacée par un castrum, base du château fort dont les vestiges sont encore conservés.

Mais l’histoire d’Eymet commence réellement en 1270, avec l’acte de fondation de la bastide par Alphonse de Poitiers, comte de Toulouse et frère de Saint Louis. En effet, sa situation géographique donne à la ville une importance stratégique et ce passage obligé devient rapidement un verrou entre les territoires français et anglais au XIIIe siècle.

Les bastides sont en outre créées par le souverain pour attirer les habitants et leur donner des garanties politiques, sociales et économiques. Dans ces villes neuves, tout est planifié : l’enceinte est ici polygonale, les rues se coupent à angle droit, les maisons sont identiques. Au centre se trouve la place, centre névralgique de la bastide avec ses échoppes sous les cornières, et l’église qui joue souvent un rôle défensif. La charte de coutumes d’Eymet compte quarante-quatre articles attribuant bon nombre de libertés aux habitants. La ville est administrée par un Conseil.

Passée sous domination anglaise en 1279, lorsque Philippe le Hardi doit rendre l’Agenais au roi d’Angleterre Édouard Ier, la bastide d’Eymet ne redevient française qu’à la fin de la guerre de Cent Ans. En 1380 sévit une période de misère, favorisée par les exactions des seigneurs locaux sous la domination anglaise.

Après la fin de la domination anglaise, Eymet se convertit au protestantisme. La région sert de lieu de refuge à Jeanne d’Albret et son fils Henri de Navarre, traqué par Montluc. Eymet est le lieu de nombreux conflits, le temple est ainsi plusieurs fois détruit, puis reconstruit. Il faut attendre une ordonnance impériale de Napoléon Ier pour édifier le temple actuel.

Située sur la Dropt, la ville d’Eymet développe son économie grâce à la navigation fluviale acheminant les marchandises vers Bordeaux. Le réseau fluvial est supplanté par le train à la fin du XIXe siècle.

Tout en préservant son riche passé historique, Eymet est devenue aujourd’hui un pôle économique, commercial et industriel.


Commune

  • Nom des habitants : Eymétois, Eymétoises
  • Superficie : 3125 hectares
  • Population : 2552 habitants (1999)
  • Cours d'eau :

    le Dropt

  • Origine du nom et description du blason :

    Différentes hypothèses peuvent expliquer l’origine du nom Eymet. Parmi celles-ci, l’une d’elles voudrait que ce nom dérive du mot celtique nemetum signifiant « lieu » ou « bois sacré » et qui aurait par la suite perdu sa consonne initiale. Pour d’autres, ce site installé en bordure du Dropt, à la frontière entre deux régions distinctes, le Périgord et l’Agenais, aurait pour origine les vocables pré-celtiques : eyg qui signifie « hauteur », ou eyeg signifiant « eau », et medi voulant dire « partage » ou « frontière », soit eygmed ou eyegmed .


Informations pratiques

Mairie d’Eymet

Tél. 05.53.22.22.10 / Fax : 05.53.22.22.19

Horaires d’ouverture : lundi de 13h30 à 18h, et du mardi au vendredi de 8h30 à 12h00 et de 13h30 à 18h00.

Office de Tourisme d’Eymet

Tél. : 05.53.23.74.95 / Fax : 05.53.27.98.76

E-mail : ot.eymet@perigord.tm.fr

Site Internet : www.eymet-perigord.fr


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

J. R. Mathieu, E. Vautier Essai historique sur Eymet, RIS, BibTeX.

Jacques Dubourg (1993). Connaître les bastides du Périgord, RIS, BibTeX.


À découvrir dans ce lieu


Partager cette visite