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Église Saint-Nicolas

Avant de devenir cette église forteresse de Trémolat, aux « masses rudes et géométriques », et de s’appeler Saint-Nicolas, ce site abrite une abbaye et connaît divers remaniements.

Un couvent bénédictin y est en effet implanté dès le IXe siècle. Une église est ensuite construite, sous l’impulsion de Charlemagne, dont témoignent encore deux piliers, visibles de l’extérieur. Selon la tradition, l’empereur passe d’ailleurs à Trémolat y laissant une relique, et non des moindres : la chemise de l’Enfant Jésus.

Sur les vestiges de l’église carolingienne est construite, au XIe siècle, une nef charpentée, détruite depuis, probablement par les Normands.

De gros travaux sont à nouveau engagés en 1125. Ainsi, deux campagnes se succèdent : la première consacrée à la nef, la seconde, achevée en 1180, au transept et au chœur.

À la fin XIVe siècle des fresques représentant des scènes bibliques sont réalisées au sein de l’église. Au XVIIe siècle, deux retables baroques et des boiseries sont installés dans le chœur. Au XVIIIe siècle, c’est d’un porche de style dorique que se dote l’édifice, commandé par le prieur.

Les murs de l’église Saint-Nicolas classée Monument historique sont fort épais (près de 2 mètres) et le bâtiment a souvent servi de refuge aux habitants du village lors d’attaques.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

(1977). Itinéraires romans en Périgord, RIS, BibTeX.

Paul Fénelon (1988). “Trémolat, Histoire et toponymie”, RIS, BibTeX.

(1982). Congrès archéologique de France, 187ème session, 1979, RIS, BibTeX.

Marcel Berthier, Laure Guinet Abrial (1994). Vieilles Églises en Périgord, RIS, BibTeX.


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