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Église Notre-Dame-de-l’Assomption

L’église de Saint-Priest-les-Fougères est dédiée à Notre-Dame de l’Assomption et date du XIIe siècle. Elle dépend au départ de l’abbaye de Charroux qui en nomme le titulaire. La cure dépend alors de l’archiprêtré de Thiviers et Pierre d’Estrade ou de l’Estrade en est le chapelain en 1357.

D’aspect modeste à l’extérieur, l’église est bâtie sur le flanc d’une colline ce qui amène une dénivellation d’environ 1,50 mètre du chevet vers la façade. Elle mesure 31 mètres de long sur 9 mètres de large.

La façade occidentale, au-dessus d’un escalier double, ne comporte pas de pignon. Les pierres utilisées pour la construction vont du schiste plus ou moins ferreux, commun dans la région, au granit rose propre au Chalard tout proche, ou à la Corrèze. Le tout est agrémenté de blocs de quartz et de moellons de grès.

Le plan de l’église est en croix latine dont un transept peu saillant et un chevet plat.

Quant au clocher, octogonal, il se dresse à la croisée avec une flèche probablement d’origine limousine comme à Jumilhac-le-Grand ou Ladignac-le-Long. Revêtu d’un crépi de ciment, il semble être entièrement repris lors de la campagne du XVIIe siècle.

À l’intérieur, l’église conserve un beau décor. La nef est couverte d’un plafond plat en bois qui coupe l’arc du transept. À droite, au revers de la façade, un escalier de bois mène à la tribune construite en 1843. À gauche, on peut voir le bénitier et une grande cuve en granit gris servant probablement de baptistère. Une inscription porte les initiales MSDB et la date de 1602. La base n’est pas terminée, on peut penser que cette cuve vient d’un autre ensemble.

Côté sud et proche du transept, un mémorial de la Première Guerre mondiale, assez rare, rassemble douze portraits photographiques et les noms de toutes les victimes peints sur une plaque de porcelaine encadrée de bois.

Le transept, construit d’une seule pièce comme indépendant et la croisée, aux piliers saillants, forment la plus ancienne partie de l’église.

Le chœur de forme rectangulaire est couvert d’une voûte en berceau brisé réalisée au XIXe siècle. Sa profondeur peut faire penser logiquement à la présence d’une communauté monastique. Dans le mur est du chevet un arc, aujourd’hui obstrué, se dessine dans la maçonnerie. Les restaurations successives marquent l’existence à l’extérieur de cette fenêtre.

Si on emprunte l’escalier en vis, on parvient à un palier qui mène à une ancienne porte murée donnant à l’extérieur sur le vide. On peut imaginer que cet escalier mène autrefois à la chaire à prêcher qui doit alors être accrochée à cet endroit sur le mur.

En sortant de l’église, l’escalier double fait figure de curiosité. La tradition locale veut qu’on emprunte l’escalier de droite pour les mariages et celui de gauche pour les enterrements. En outre, en bas de la branche gauche, une pierre tombale passe pour être celle d’un évêque, peut-être celui de Clermont.


Patrimoine


Informations pratiques

Mairie de Saint-Priest-les-Fougères : 05.53.52.81.81


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre Ortega (2001). Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, tome CXXVIII, RIS, BibTeX.

Pierre-Henri Ribault de Laugardière (1992). “Monographie des villes et des cantons de Lanouaille et Jumilhac-Le-Grand”, RIS, BibTeX.


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