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Église Notre-Dame

Dédiée à Notre-Dame de l’Assomption, l’église de Saint-Geniès se dresse au centre du village. Son aspect encaissé est une conséquence de la surélévation de la route au XIXe siècle. Le bâtiment fait l’objet de plusieurs campagnes de travaux au fil du temps, mais l’ensemble demeure néanmoins assez homogène.

L’église Notre-Dame apparaît dans les textes à partir de 1168, mais sa construction est vraisemblablement antérieure à cette date. De l’époque romane, subsistent la nef à deux travées de 25 mètres de long sur 11 mètres de large, l’avant-chœur rectangulaire voûté en berceau et le chœur à abside semi-circulaire, correspondant à un chevet à cinq pans à l’extérieur.

Par la suite, quatre chapelles gothiques sont ajoutées, ainsi que le clocher-porche à la fin du XVe siècle. Trois de ces chapelles sont des chapelles seigneuriales. Seule la première est voûtée d’ogives, alors que les autres sont voutées en berceau brisé. Cette première chapelle s’ouvre au Nord dans le chœur et date de la fin du XIIIe siècle. La deuxième chapelle, dédiée à la famille des Carbonnières dont les armes ornent les murs, date vraisemblablement du XVe siècle. Enfin les deux dernières chapelles semblent postérieures.

Le gros clocher carré de l’église de Saint-Geniès se situe au-dessus de l’entrée et forme un narthex, c’est-à-dire un espace intermédiaire avant l’accès à la nef. Une petite baie gothique éclaire le premier étage de ce clocher-porche. Son portail date vraisemblablement de la fin du XIVe siècle ou du début du XVe siècle, ainsi que semblent l’indiquer les moulures de ses piédroits.

Extérieurement les cinq pans de l’abside sont couronnés par une arcature reposant sur des modillons sculptés. Les harpes de l’abside portent de nombreuses marques de tacherons en L et en croix.

Au XIXe siècle, afin de remédier à l’humidité et à l’obscurité dans l’église, une campagne de travaux est menée. Elle est destinée à améliorer l’assainissement et l’éclairage naturel de l’édifice. Trois ouvertures sont alors percées dans le chœur en 1872, sur le modèle de la baie axiale. Ces baies ont l’air centré de l’extérieur, mais apparaissent légèrement décalées de l’intérieur. Un remplage de pierre décoré de vitraux remplace le tympan plein du portail, tandis que la base du clocher est reprise pour y installer une tribune.

Au début du XXe siècle, une nouvelle campagne de restauration est entreprise, dirigée cette fois par l’architecte de Périgueux Démery. De 1901 à 1906, une sacristie est aménagée au sud de l’église, un dépôt de chaises au nord, et le voûtement de l’église est repris en ogives. Enfin, certaines parties de la corniche dans le chœur sont remplacées. Les pierres utilisées pendant ces restaurations proviennent des carrières de Saint-Geniès et de Breydelles.

L’église contient quelques pièces de mobilier remarquables : un tableau de XVIIe siècle "le Christ en croix soutenu par Saint-François" classé Monument Historique en juillet 1979, un très joli panneau en noyé sculpté figurant l’adoration du Sacré Coeur du XVIIIe siècle, un original confessionnal en forme de mitre, finement décoré et deux sculptures en bois aux visages très expressifs : un Christ en croix et une vierge.

L’église Notre-Dame de Saint-Geniès est classée Monument Historique depuis le 24 août 1943. Dans les années 1960, à la suite d’un effondrement, ses toitures sont restaurées.


Patrimoine


Informations pratiques

Mairie de Saint-Geniès : 05.53.28.98.70


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Guy Penaud (1996). Dictionnaire des châteaux du Périgord, RIS, BibTeX.

Jean Secret (1968). Périgord roman, RIS, BibTeX.

Article de Philippe Araguas pour la Société Française d’archéologie (1987). “Saint-Geniès, Église Notre-Dame-de-l’Assomption”, in Édité avec le concours du Centre National de la Recherche scientifique (édité par), Congrès archéologique de France, 137e session, Périgord noir, 1979, RIS, BibTeX.


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