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Église de la Coquille

Au XIXe siècle, avant même le transfert du chef-lieu, l’église de Sainte-Marie-de-Frugie tombant en ruines, la commune décide de faire construire une église à la Coquille. Son principal intérêt réside dans l’ensemble des vitraux, réalisés entre 1886 et 1889 par Achille Perrier, maître-verrier de Périgueux.

L’artisan utilise une technique mixte, entre le verre peint seul et l’assemblage de verres peints et de verres colorés unis. Ils sont assez bien conservés.

On trouve cinq vitraux dans le chœur. Au centre, le premier représente le Sacré-Cœur, à droite saint Pierre puis sainte Anne et la Vierge. Ce dernier porte la signature de Perrier.

À gauche, face à sainte Anne, saint Jean Baptiste est probablement un souvenir de la chapelle des Champs.

Entre ce dernier et le Sacré-Cœur, le vitrail dédié à Notre-Dame-de-Lourdes est plus orné que les autres et comporte le nom de la donatrice : « don de Mlle Marie Sohier, 1886 ».

L’iconographie de l’ensemble est traditionnelle du XIXe siècle. De tous les vitraux, le plus intéressant se situe dans le transept nord. Il s’agit de la remise du rosaire à saint Dominique par la Vierge. C’est un thème qui date des XVe-XVIe siècles et fait allusion à l’apparition de la version longue du chapelet, le rosaire, dont les Dominicains sont les ardents propagateurs.

Dans le transept sud on peut également admirer un saint Joseph classique.

Par ailleurs, la nef nord comprend de grands vitraux dotés de décors floraux et médaillons. Le premier représente saint Jean l’Évangéliste et son aigle. C’est une donation de Mme Vernier. Le second, dans un décor plus simple, montre saint Jules, martyr du IVe siècle identifiable à son costume. Enfin, le dernier vitrail figure saint Louis de Gonzague, jeune saint du XVIe siècle canonisé en 1726 et patron de la jeunesse chrétienne.

Dans la nef sud, on peut penser que le premier vitrail représente saint Benoît, du fait de sa croix et de son livre. Le deuxième nous montre sainte Lucie, vierge martyre du Ve siècle, originaire de Carthage. Enfin, le dernier nous offre une image de sainte Thérèse d’Avila, la réformatrice du Carmel, en Espagne. Il s’agit d’elle, car la future sainte Thérèse de Lisieux est encore en vie à l’époque de la pose des vitraux.

L’église possède également deux cloches, dont l’une provient de l’église de Sainte-Marie-de-Frugie, des fragments d’un très beau retable, ainsi qu’une statue de la Vierge à l’Enfant datant du XIIIe siècle. Cette dernière est classée monument historique au titre d’objet.


Patrimoine


Informations pratiques

Mairie de la Coquille : 05.53.52.80.56


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine

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