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Coquille (la)

Longtemps, la commune n’est qu’un simple hameau dépendant de Sainte-Marie de Frugie. Ensuite, le chef-lieu de cette dernière est transféré à la Coquille à la fin du XIXe siècle. Les forges permettent en effet un développement rapide du hameau initial.

Sainte-Marie de Frugie est connu dès le XIIIe siècle, la Coquille est alors un hameau où s’installe par la suite un relais de poste. Le plus ancien document concernant le lieu est un document fiscal, le Fouage, datant de 1365.

La population, de condition modeste, vit de la terre. Vestiges de la vieille culture druidique, elle a recours à l’eau d’une « bonne fontaine » pour conjurer les maladies.

Cependant, la foi prend aussi un caractère plus conventionnel qui s’exprime dans l’église du bourg. Dans l’édifice sont conservés de beaux décors comme une vierge du XIIIe siècle et une pietà du XVIIIe siècle ainsi que des vitraux du XIXe siècle.

La Révolution de 1789 laisse peu de traces dans cette région agricole, les quelques nobles et les prêtres réfractaires se contentant d’émigrer précocement.

Par ailleurs, jusqu’au milieu du XIXe siècle, la commune comprend plusieurs forges qui traitent le minerai de fer extrait dans la région ou provenant d’Excideuil. La production de fonte nécessite de grandes quantités de charbon de bois fourni par les forêts du secteur. On retrouve de nombreux emplacements de charbonnières vers la Barde, Fardoux, Le Meygnaud, les Rivailles.

La deuxième raison de l’activité des forges tient à la présence d’étangs et de ruisseaux rapides, comme la Valouze, qui fournissent la force hydraulique nécessaire.

Entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle, deux forges fonctionnent sur la commune : celles de la Barde et de la Meynardie. La production est surtout à usage militaire car ce sont essentiellement des canons et des boulets qui sont crées.

Les forges continuent, de faire la fortune des maîtres de forges périgourdins jusqu’à ce que le traité de libre-échange ruine définitivement l’activité. Elles ne soutiennent plus la concurrence avec la fonte anglaise bien meilleur marché. La dernière, la forge des Feynières, fond d’ailleurs sa dernière marmite vers 1900.

D’autre part, une intéressante architecture castrale compose la commune de La Coquille, avec pour témoignages le manoir de la Barde et le château de la Meynardie. Ce dernier, avec son orangerie et ses jardins à la française, montrent la splendeur passée liée à l’activité des forges.

Aussi, avec la construction de la voie ferrée Limoges-Périgueux en 1846, la population augmente fortement.


Commune

  • Nom des habitants : Coquillards, Coquillardes
  • Superficie : 2237 hectares
  • Population : 1669 habitants (2004)
  • Cours d'eau :

    la Valouse

  • Origine du nom et description du blason :

    Le village de La Coquille, sur le territoire duquel on a retrouvé des traces gallo-romaines, est une étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Selon la légende, un pèlerin passant dans la paroisse de Sainte-Marie-de-Frugie oublie un jour sa coquille à un carrefour qui prend alors le nom de la Coquille.


Informations pratiques

Mairie de La Coquille : 05.53.52.80.56

Office de tourisme de Jumilhac-le-Grand : 05.53.52.55.43

http://www.pays-jumilhac.fr/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre-Henri Ribault de Laugardière “Monographie de la ville et du canton de Bussière-Badil”, RIS, BibTeX.

Guy Mandon (1987). Nouveau guide du Périgord-Quercy, RIS, BibTeX.

La Coquille, un peu d’histoire, RIS, BibTeX.


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