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Cité sanitaire de Clairvivre

Clairvivre, première cité sanitaire française inaugurée le 30 juillet 1933, est l’œuvre de la fédération nationale des blessés du poumon et chirurgicaux et de son secrétaire général Albert Delsuc.

La cité de Clairvivre avait pour objectif de soigner les victimes des attaques au gaz de la Première Guerre mondiale et les tuberculeux nombreux à l’époque, en suivant le modèle anglais. Les patients pouvaient y vivre en compagnie de leur famille tout en étant placés sous surveillance médicale constante. Afin de reprendre un travail compatible avec leur état de santé, ils pouvaient prendre part à des activités et des ateliers

Construite selon les plans de l’architecte Pierre Forestier, la cité comprenait trois cent cinquante logements, un sanatorium de plus de deux cents chambres et un hôpital. Elle devait fonctionner en parfaite autonomie, c’est pourquoi les pavillons étaient équipés du chauffage électrique produit par une centrale qui fournissait également l’éclairage. En outre, la station de pompage du Pervendoux bâtie sur l’Auvézère alimentait toute la cité en eau courante.

Au fil du temps, ce lieu a conservé sa vocation médicale et humanitaire en accueillant des blessés et réfugiés de la guerre d’Espagne en 1937 et de nombreux Alsaciens et Lorrains en 1939-1945.

Dès 1951, l’ouverture d’un centre de rééducation professionnelle ainsi que d’un centre d’aide pour le travail destiné à prendre en charge des personnes handicapées adultes entraîne la fermeture définitive du sanatorium en 1980. Aujourd’hui, l’ensemble des bâtiments est encore conservé, mais certains d’entre eux ont changé d’affectation.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Pierre Moreau “La cité sanitaire de Clairvivre à Salagnac”, in nº 15 (édité par), Le Festin, RIS, BibTeX.


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