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Carsac-de-Gurson

La petite commune de Carsac-de-Gurson est située sur la rive droite de la Lidoire, affluent de la Dordogne. Plus précisément, le bourg se trouve sur la ligne de partage des eaux séparant le bassin d’Isle au nord et celui de la Dordogne au sud.

Il s’agit donc d’un endroit stratégique, permettant une continuité d’habitat depuis le Néolithique au moins, comme l’atteste la découverte d’une belle hache de 20 centimètres, déposée au musée de Villefranche. Une voie romaine, à Villecour, témoigne quant à elle d’une occupation lors de la période gallo-romaine, et une nécropole médiévale, à l’emplacement de l’église, lors du haut Moyen Âge.

Le fait que la paroisse soit dédiée à saint Pierre et saint Paul indique une fondation ancienne (XIe siècle). Il y aurait en outre eu un prieuré à Carsac succédant à celui de Gurson au XIIIe siècle, lui-même disparu à son tour pendant la guerre de Cent Ans (XIVe et XVe siècles).

La paroisse est supprimée à la Révolution sans être ensuite rétablie, devenant une annexe de Saint-Martin-de-Gurson. Pourtant, avant la Révolution, des personnes se rendent en grand nombre à l’église de Carsac pour y faire bénir du vin. Suite à cet événement, une chapelle aurait existé aux Brandeaux, hameau situé près du village de la Lidoire.

Ainsi, entre 1793 et 1797, un prêtre non assermenté, Jean Mentet, natif de Carsac, se serait caché aux Bournettes, lieu-dit aujourd’hui disparu dont on sait qu’il était très isolé, situé sur une hauteur au nord-ouest des Eyssarts, dans la ferme de ses parents. Il y aurait aménagé une chapelle pour y dire, sans doute, des messes clandestines.

L’âme résistante de Carsac-de-Gurson se réveille lors de la Seconde Guerre mondiale. En effet, le manoir touchant l’église, et constituant un poste d’observation idéal, sert alors de refuge aux passeurs clandestins de la ligne de démarcation.

C’est en 1961 que la commune prend définitivement le nom de Carsac-de-Gurson, après s’être longtemps nommée Carsac-de-Villefranche. Cette agréable petite commune rurale se laisse découvrir aujourd’hui au travers d’un patrimoine intéressant et de paysages préservés.


Commune

  • Nom des habitants : Carsacois, Carsacoises
  • Superficie : 691 hectares
  • Population : 189 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom du village vient d’un nom de personne, Carsius , suivi du suffixe - acum , indiquant l’appartenance. La première citation connue est de 1273 : « Sanctus Petrus de Carsac ». Le nom de Carsac-de-Villefranche est donné à la commune au début du XXe siècle pour le distinguer d’un autre Carsac (canton de Carlux), devenu depuis Carsac-Aillac. En 1961, Carsac-de-Villefranche prend le nom de Carsac-de-Gurson pour rappeler que cette ancienne paroisse est jadis dans la juridiction seigneuriale de Gurson (et non de Villefranche) et que, de plus, les ruines du château de ce nom se trouvent sur son territoire. Le blason du village est le blason de Germain-Gaston de Foix, marquis de Trans (1508, mort en 1591), composé de l’écartelé de Foix et de Béarn, avec en cœur un écusson d’azur à la fleur de lys d’or, qui est de Trans (en Provence) venant de sa mère. Le marquis, qui habite Le Fleix et Gurson, est inhumé sous l’église de Carsac avec trois de ses fils tués au service d’Henri de Navarre (Henri IV). En mémoire de cela, une plaque de marbre avec ce blason est apposée dans l’église en 1970, à l’initiative de l’historienne locale Léonie Gardeau. D’où le choix de la commune de porter ce blason.


Informations pratiques

Tél. mairie : 05.53.80.78.88

Office de tourisme de Montaigne-Gurson-La Force, "Tête Noire", 24230 Montcaret, Tél. : 05.53.73.29.62

http://www.pays-de-bergerac.com/assos/si-montaigne-gurson/index.asp

http://tourisme-montaigne.jimdo.com/


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Léonie Gardeau (1992). Gurson Montaigne terres d’histoire, RIS, BibTeX.

(2005). Histoire et chroniques du Pays de Gurson, RIS, BibTeX.


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