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Cancon

Le village se trouve sur le versant est d’un "pech", une colline dont le sommet, constituant un excellent poste d’observation, abrite dès le XIe siècle un château fort. Ce site est déterminant pour le développement de la cité.

En fait, l’occupation humaine est plus ancienne que cela puisqu’au XIXe siècle, au lieu-dit Barrou, ont été découverts suite à plusieurs fouilles de nombreux vestiges attestant la présence d’une importante villa romaine. Mais c’est surtout au Moyen Âge que se développe le village.

En 1255, Alphonse de Poitiers édifie cinquante bastides dans cette région. Les bastides sont des villes nouvelles construites ou non à partir d’un noyau existant. Dans le cas de Cancon, un village de type castelnau, c’est-à-dire construit autour du château seigneurial, doit probablement exister.

La construction de Cancon, comme toutes les bastides, obéit à des règles précises. Une zone est réservée pour le déroulement des activités économiques et festives. Une halle, un puits public et des galeries y sont aménagés. L’église se situe généralement à l’extérieur de la place. Les rues rectilignes et se coupant à angle droit forment un "plan en damier", structure héritée de l’Empire romain. Des jardins sont aménagés à l’intérieur de la cité en périphérie.

Beaucoup de bastides sont entourées de remparts. À l’extérieur se trouvent les parcelles agricoles. La configuration du terrain impose sa forme à la bastide, celle-ci prenant des configurations variées selon les sites.

À Cancon, le village est établi à flanc de coteau, sous le château, par Amarieu de Madaillan. Avec son château perché, il a une fonction stratégique qu’il conserve au cours des siècles suivants puisqu’au XVe siècle, entre 1440 et 1492, les comtes d’Armagnac et de Caumont se le disputent. Il passe successivement entre les mains des Verdun et des Montferrand.

À la fin du XVIIe siècle, le bourg prend le pas sur le château et compte désormais une cinquantaine de maisons. Le château est quant à lui abandonné, puis démantelé au XVIIIe siècle.

Depuis le XIXe siècle, les anciens fossés, aujourd’hui transformés en ruelles, partagent le village en deux quartiers distincts : le quartier haut, le plus ancien, et le quartier bas, plus récent, où se trouvent mairie, écoles, halles et église, et qui correspond au centre névralgique du village actuel. La démographie s’est maintenue relativement stable.

Comme dans tout le Lot-et-Garonne, l’exploitation agricole joue un rôle économique important depuis l’origine. Elle se concentre aujourd’hui sur la culture des prunes et des noisettes, dont Cancon s’enorgueillit d’être la capitale. La ville vit aussi du tourisme en valorisant son patrimoine : ruines du château médiéval, maisons à colombage du XVIe siècle et murs d’enceinte de l’ancienne bastide.


Commune

  • Nom des habitants : Canconnais, Canconnaises
  • Superficie : 2449 hectares
  • Population : 1287 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    Le nom de Cancon vient de Cant , « coin, angle d’une colline », où le seigneur s’installe avec sa cour, cor , qui a donné Cant-cors, puis Cantcor, Cancurrio, Cancunio, Cancone et finalement Cancon.


Informations pratiques

Mairie de Cancon

Tél. 05.53.01.60.24

http://www.cancon.fr/

Office de tourisme - rue Nationale - 47290 Cancon

Tel. 05.53.01.09.89


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

, Fonds Durengues, RIS, BibTeX.

Patrick Fraysse (2005). “Les bastides d’outre-Lot”, in Été (édité par), Le Festin, n° 54, RIS, BibTeX.

Jacques Dubourg (2004). Bastides : villes neuves du Moyen Âge, RIS, BibTeX.

Jacques Dubourg (1991). Connaître les bastides du Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Brieuc Fages (1995). Carte archéologique de la Gaule, le Lot-et-Garonne, RIS, BibTeX.

Communauté des Communes Bastide et châteaux en Guyenne, RIS, BibTeX.


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