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Canal de Lalinde

Voulu par Bonaparte, le canal de Lalinde est réalisé sous Louis Philippe. Dès 1789, les cahiers de doléances demandent l’amélioration du lit de la rivière et la construction d’un canal pour passer Lalinde. Il traverse cinq communes : Mauzac, Lalinde, Baneuil, Saint-Capraise et Mouleydier.

L’ingénieur Pierre Vauthier veut en faire un chef-d’œuvre d’architecture. Le canal comprend ainsi un barrage, neuf écluses, cinq maisons d’éclusiers, sept ponts, deux pont-canaux, quinze aqueducs, trois bassins et une cale de radoub.

La construction du canal de navigation a changé l’aspect d’une partie de la ville. La fontaine de la Serve ou del Pesquié a été enclavée dans le bassin du canal. Le canal de Lalinde a aussi apporté de nombreux services dans des activités diverses : agriculture, artisanat, moulins.

Le franchissement des 15 kilomètres de canal nécessite le passage de cinq écluses associées, chacune, à une maison éclusière. Les portes d’écluses, métalliques, datent du début du XXe siècle. Deux guichets sur le pont de Couze rappellent que celui-ci était à péage jusqu’en 1893.

Cependant, l’apparition du chemin de fer en 1875 affecte rapidement le trafic de la Dordogne. Et à partir de 1900, de nombreux bateliers abandonnent leur métier. Mais plus que le chemin de fer, c’est la route qui a porté un coup fatal à la batellerie. En 1926, l’État déclasse la Dordogne en amont de Saint-Pierre-d’Eyraud, mettant un point final à la navigation sur la rivière.

Depuis le 11 septembre 1996, sont inscrits à l’inventaire des Monuments Historiques les éléments suivants : écluses, aqueducs, ponts, bassin de radoub, bassin de port.


Patrimoine


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Atlas du patrimoine d’hier et d’aujourd’hui du pays lindois (2001)., RIS, BibTeX.

Jean-Pierre Armand (2001). Le Canton de Lalinde, RIS, BibTeX.


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