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Bruges

Depuis l’époque gallo-romaine, l’histoire de Bruges et de ses habitants est liée à celle de ses terres marécageuses. La domestication de ces dernières à partir du XVIe siècle permet le développement de domaines viticoles, puis de cultures maraîchères. Aujourd’hui majoritairement urbanisé, le territoire de la commune conserve néanmoins une partie de ses marais en tant que réserve naturelle.

L’origine de la ville, à présent incluse dans l’agglomération bordelaise, est très ancienne. Elle commence à se former durant la période gallo-romaine le long d’une voie qui mène de Burdigala (Bordeaux) au Médoc. Nommée chemin de la fontaine d’Audège, son point de départ se trouve aujourd’hui rue Fondaudège à Bordeaux et passe au lieu-dit Picurey à Bruges, près de l’aqueduc qui achemine l’eau vers la grande cité. On sait que l’un des premiers Brugeais est Ausone, poète latin du IVe siècle qui possède une villa sur le tertre de Maumey. La tradition rapporte qu’il aime chasser le sanglier, le colvert ou les grives dans les landes toutes proches.

A l’époque féodale, le château du seigneur de Lassalle protège l’Ermitage de Saint-Pierre, lequel héberge les pèlerins qui se rendent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Entre 1572 et 1650, des digues sont construites afin de préserver les habitants des inondations provoquées par la Garonne, tandis que des travaux d’assainissement sont entrepris dans les marais. Les digues sont appelées « hollandaises » en mémoire de deux ingénieurs flamands nommés Conrad Gaussens et Van Peule.

Ces importantes transformations du territoire brugeais favorisent l’expansion de la viticulture, déjà présente depuis le début du premier millénaire. Elle est très prospère au début du XIXe siècle : la commune compte plus de 150 hectares de vignes. Mais après les attaques destructrices du phylloxera survenues dans les années 1860, l’activité viticole entame un lent déclin. Peu à peu, les viticulteurs entreprennent leur reconversion et s’orientent largement vers la culture maraîchère et l’horticulture.

Au début du XXe siècle, Bruges est l’un des plus importants fournisseurs en légumes et en fleurs de Bordeaux. Cependant, à la fin de ce siècle, les terres cultivées disparaissent au profit de l’habitat urbain. Situé au carrefour des grands axes routiers et ferrés, Bruges est à présent une commune résidentielle qui accueille également des entreprises du secteur tertiaire.

Bruges conserve des plans d’eau, des zones vertes naturelles, des parcs et des bois sur près de la moitié de son territoire. Au nord de la commune, une zone marécageuse de 300 hectares est déclarée réserve naturelle nationale en 1983.


Commune

  • Code postal : 33075
  • Nom des habitants : Brugeais, Brugeaises
  • Superficie : 1422 hectares
  • Population : 10610 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    vraisemblablement du gascon bruga, “ taillis de bruyère ” dérivé du bas latin brugaria, qui désigne un terrain où pousse la bruyère.

    les trois fleurs de lis en partie supérieure sont l’emblème de la royauté de France depuis les Croisades. Ils pourraient aussi être une représentation de l’iris des eaux évoquant les landes humides. Le bœuf représente l’élevage bovin dans les marais et les trois grappes de raisin symbolisent le vignoble. Les trois oiseaux seraient des vanneaux et incarnent la chasse. La culture maraîchère est figurée par les trois margelles, dites localement “ puisottes ”, des puits utilisés localement pour l’arrosage des jardins. Enfin, la clef rappelle la légende de sainte Quitterie, native de Gascogne, qui détenait le pouvoir de guérir les individus atteints de la rage dès qu’ils touchaient la clef de l’église locale qu’elle leur présentait.


Informations pratiques

Mairie de Bruges : 05 56 16 80 80.


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Patrick Epron (1998). Dictionnaire de l’origine des noms de lieux en Gironde, RIS, BibTeX.

Michel de La Torre (1990). Gironde, Le guide complet de ses 542 communes, RIS, BibTeX.

(1994). “Bruges naguère”, in Mallebouche Bordeaux (édité par), La Mémoire de Bruges, RIS, BibTeX.


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