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Braud-et-Saint-Louis

Ville portuaire sur l’estuaire de la Gironde, la commune de Braud-et-Saint-Louis est établie sur une importante zone de marais. Première productrice d’électricité de la région, grâce à sa centrale nucléaire, elle est aussi reconnue pour ses installations de loisirs, son patrimoine et son activité maraîchère.

Plusieurs sites préhistoriques ainsi que des cachettes de fondeurs datant de l’âge du bronze sont découverts le long du canal de Ceinture. Au port de Fréneau, en bordure de l’estuaire, un dépôt de cruches à vin et des structures de fours de potiers gallo-romains sont également mis au jour par des membres du Cercle archéologique cantonal en 1975. De plus, au lieu-dit Azac, des ossements et des sarcophages sont trouvés sur un ancien cimetière, recouvert par les bois. Toutes ces découvertes archéologiques donnent une idée de l’implantation humaine en ces lieux, avant notre ère.

Pour la période suivante, on note l’installation d’une villa romaine, construite probablement à l’emplacement de l’ancienne église romane. D’ailleurs, Élie Vinet, dans ses commentaires sur Ausone, identifie en cet endroit la villa Hebromagus de Saint-Paulin. Aussi, lors de la réfection du grand portail de l’église, en 1780, l’abbé Constant, prieur de Braud, découvre des colonnes d’un beau style d’époque gallo-romaine, aujourd’hui disparues.

Plus tard, à l’époque médiévale, la paroisse de Braud est citée sous le nom de Sanctus Saturninus de Brau, puis de Braudo, au XIVe siècle. La paroisse de Saint-Louis est plus tardive, puisque créée par la volonté du duc de Saint-Simon en 1656. C’est au XVIIe siècle également que de gros travaux d’assainissement sont réalisés dans les marais (de 1603 à 1673).

Quelques années après la Révolution, en 1802, les deux paroisses sont réunies en une commune unique, sous le nom actuel de Braud-et-Saint-Louis. Cette nouvelle entité communale se développe beaucoup au XIXe siècle. En effet, grâce à son port des Callonges, une activité commerciale s’intensifie avec le transport en gabarres de vin et d’osier pour les propriétés viticoles, ainsi que de céréales.

C’est durant la seconde moitié du XIXe siècle que le port connait son apogée. Il est alors le deuxième de la rive droite de l’estuaire, après Blaye. Selon Ferré, on comptabilise en 1871, sept mille tonneaux maritimes en sorties et trois mille en entrées. Cependant, quelques années plus tard, l’ouverture de l’axe ferroviaire porte un coup fatal au transport fluvial qui décline.

Aujourd’hui et ce, depuis les années 1980, la commune se développe grâce à l’implantation de la centrale nucléaire du Blayais, sur le territoire communal. Elle est aussi terroir viticole et capitale de la production d’asperges du Blayais.


Commune

  • Code postal : 33073
  • Nom des habitants : les Braudiers, Braudières
  • Superficie : 6068 hectares
  • Population : 1329 habitants (1999)
  • Origine du nom et description du blason :

    abréviation de beraud, forme saintongeaise du nom germanique beroald, “ vieux seigneur ”, ou du gascon braou, “ taureau ”, évoquant l’élevage de ce bétail dans les marécages, ou du vieux français brai, “ boue ”, “ endroit marécageux ”, et du saint éponyme.


Informations pratiques

Mairie de Braud-et-Saint-Louis : 05.57.42.61.00

Office de tourisme de la communauté de communes de l’Estuaire : 05.57.32.88.88


Paternité

Contributeurs
Conseil régional d'Aquitaine
Sources

Claudine Bastisse (1991). “Un trésor carliste en Vitrezay”, RIS, BibTeX.

Claudine Bastisse et Eric Novak (1998). Le Gabaye, RIS, BibTeX.

Claudine Bastisse et André d’Havé (1980). Inventaire des cloches du canton, RIS, BibTeX.


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